FAITS MARQUANTS DE L’INSPECTION
DES INSTALLATIONS CLASSEES
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2009 : 4ème trimestre -
3ème trimestre -
2ème trimestre -
1er trimestre
2008 : 4ème trimestre - 3ème trimestre - 2ème trimestre - 1er trimestre 2007 : 6ème bimestre - 5ème bimestre - 4ème bimestre - 3ème bimestre - 2ème bimestre - 1er bimestre 2006 : 4ème trimestre - 3ème trimestre - 2ème trimestre - 1er trimestre 2005 : 4ème trimestre - 3ème trimestre - 2ème trimestre - 1er trimestre 2004 : 4ème trimestre - 3ème trimestre - 2ème trimestre - 1er trimestre 2003 : 4ème trimestre - 3ème trimestre - 2ème trimestre - 1er trimestre 2002 : 4ème trimestre - 3ème trimestre - 2ème trimestre - 1er trimestre 2001 : 4ème trimestre - 3ème trimestre - 2ème trimestre - 1er trimestre |
Centre de stockage de résidus miniers de Gueugnon (71)
Le 21 avril a eu lieu la deuxième réunion de la CLIS (commission locale d'information et de surveillance) concernant l’installation de stockage des résidus des mines d’uranium. Au cours de cette réunion, les travaux proposés par AREVA pour supprimer les points chauds (c'est à dire les points à radioactivité anormale) du parking, des berges de l’Arroux et du pourtour de l’ancienne usine, ont été présentés. Le préfet a souhaité qu’il y ait un vote formel, même s'il a bien été rappelé que la CLIS n'était pas une instance décisionnelle. La CLIS a voté en faveur des travaux proposés par AREVA. Les travaux devront avoir lieu l’été prochain. A cette occasion, la DRIRE et l’ASN pourront effectuer des visites auxquelles le préfet a demandé que les membres de la CLIS soient associés.
Exercice PPI Dijon Céréales à Longvic (21)
La DRIRE a activement participé le 7 mai à cet exercice PPI (plan particulier d'intervention) déclenché par la préfecture de Côte d'Or et concernant le dépôt de produits phytosanitaires de la coopérative Dijon Céréales. Ce site est classé SEVESO seuil haut, il est situé en bordure de route nationale. Le scénario de l'exercice était le crash d'un aéronef. Le SDIS (service d'incendie et de secours) est intervenu en réel, de même que la police et EDF-GDF. Un reportage a été publié dans l'Usine Nouvelle du 4 juin.
Exploitation de terril à Corgoloin (21)
La société Holcim exploite un terril à Corgoloin. Les matériaux sont utilisés pour la réalisation d’un rond-point à Chenôve.
Assemblée générale d’Atmosf’air
Lors de son assemblée générale du 26 mai, Atmosf’air a décidé d’acquérir des locaux à Dijon. Parallèlement, en réponse à l’inquiétude des élus chalonnais, Atmosf’air va examiner les modalités possibles d’une présence intermittente dans les grandes villes de la région dans un but d’information du public.
Anciennes mines d’uranium
Le 6 mai s’est tenue une réunion en présence d’AREVA, de la DRIRE et de l’ASN. Il a été décidé que la DRIRE en relation avec l’ASN conduirait d’ici la fin de l’été une visite d’inspection de tous les anciens sites miniers de Bourgogne (près de 30), en présence d’AREVA, afin de vérifier l’état des sites et de leur environnement. Ces visites serviront à établir une hiérarchie de traitement des sites. Un projet de circulaire est actuellement en cours de rédaction au MEEDDAT à ce sujet.
La Chapelle sous Dun (71)
Le 2 juin le sous-préfet de Charolles a présidé une réunion entre d’une part le conseil municipal de La Chapelle sous Dun et les propriétaires concernés par le projet d’expropriation, d’autre part les services de l’Etat.
La procédure a été expliquée (enquêtes publiques, décision, moyens de recours contre la décision, négociation sur les indemnisations, moyens de recours contre les indemnisations).
La réunion a duré plus de 2 heures, essentiellement sur la base de questions-réponses.
Séminaire européen sur les décharges
A la demande de la commission européenne, la France a organisé un séminaire européen sur les décharges. Il a eu lieu à Dijon dans les locaux de la DRIRE, les 11 et 12 juin, avec une vingtaine de participants.
Au menu : présentation de la situation européenne et de la situation française, flash sur quelques dossiers chauds en Bourgogne, présentation par l’ADEME, l’INERIS et le BRGM des avancées françaises sur la barrière passive et sur le bioréacteur, visite du site de Drambon.
Nos interlocuteurs, notamment le représentant de la commission européenne, M. Diaz del Castillo, ont apparemment été satisfaits de ces deux journées.
PPRT
Sur les 19 établissements concernés par 16 PPRT à mettre en œuvre, la situation se présente ainsi à la fin du 1er semestre 2009 :
- 7 PPRT (couvrant 9 établissements) sont prescrits ou en passe de l'être : 4 arrêtés de prescription sont signés, concernant 5 établissements (Chemetall à Sens ; Rhodia à Clamecy ; Primagaz à Chéu (89) ; Bioxal-Europeroxydes à Chalon/Saône) - 2 projets d’arrêtés sont en phase de consultation des communes (Titanobel à Vonges et Pontailler (21), ArcelorMittal à Gueugnon) - 1 projet d’arrêté va être transmis au préfet tout début juillet (Dijon Céréales à Longvic - 21).
- Il reste à mener les travaux de prescription sur 9 PPRT (10 établissements) avec les perspectives d'avancement indiquées ci-après.
4 projets d’arrêtés devraient être proposés entre fin juillet et fin octobre : Ardi à Garchy (58) ; Davey Bickford à Héry (89) ; PSV à Véron (89) ; Titanobel à Michery (89).
Les 5 autres projets d’arrêtés (6 établissements) resteront à préparer en fin d'année 2009 : Raffinerie du Midi-Entrepôt Pétrolier de Dijon à Dijon-Longvic(21) ; Totalgaz à Gimouille (58) ; Stogaz à Mâcon (71) ; Raffinerie du Midi à Crissey (71) ; Butagaz à Sennecey le Grand (71).
PPRT
A la fin du premier trimestre, deux PPRT étaient prescrits en Bourgogne : ceux de CHEMETAL à Sens (89) et PRIMAGAZ à Chéu (89). La prescription d'un PPRT ouvre une période d'études complémentaires sur les aléas et la vulnérabilité, et d'échanges pour élaborer le règlement du PPRT.
Au-delà de ces deux PPRT prescrits, la DRIRE prépare la prescription de plusieurs autres. Ainsi, au cours de ce premier trimestre, l'essentiel de ce travail préparatoire a été réalisé pour le PPRT Titanobel : deux établissements (TITANOBEL à Vonges et TITANOBEL à Pontailler-sur-Saône), six communes concernées (Pontailler sur Saône, Vonges, Lamarche sur Saône, Saint Léger Triey, Drambon et Maxilly sur Saône), un périmètre d’étude d’environ 1 400 hectares, près de 200 phénomènes dangereux…
Centre de stockage de déchets non dangereux de Champigny-sur-Yonne (89) - Tribunal Administratif
Le 27 janvier, le tribunal administratif examinait divers recours de la clinique Ker Yonnec à l’encontre de décisions du préfet de l’Yonne et du ministre chargé de l’environnement, décisions concernant le centre de stockage de déchets de Champigny.
Par jugement du 10 février 2009, le tribunal administratif a enjoint au préfet de l'Yonne de suspendre l'activité de la décharge jusqu'à l'adoption de prescriptions complémentaires concernant la surveillance des eaux souterraines et la protection contre l'incendie. L'activité de la décharge a été suspendue le 11 mars 2009 ; les prescriptions complémentaires ont été adoptées le 23 mars 2009.
Second plan régional santé environnement (PRSE2)
Le 23 janvier, le préfet de région a présidé un séminaire relatif au thème santé environnement. Ce séminaire rassemblait des élus, des collectivités locales, des associations ainsi que des représentants de l’Etat (dont la DRIRE). Après un bilan du PRSE1 et une présentation des grands axes du projet de plan national (PNSE2), des échanges nourris ont eu lieu au sein de quatre ateliers portant sur la qualité de l’air, de l’habitat, de l’eau et les actions de formation et d’information.
Centre de stockage de résidus miniers de Gueugnon (71) :
Le 22 janvier a eu lieu la première réunion de la CLIS du centre de stockage des résidus des mines d’uranium. Après une présentation des résultats de la surveillance, notamment de la surveillance « contradictoire » devant être effectuée tous les 5 ans, les travaux prévus par l’exploitant pour supprimer les « points chauds » ont été présentés. Ils ont reçu l’accord des membres de la CLIS et devraient avoir lieu l’été prochain.
ALSTOM à Fourchambault (58)
Le 25 mars, le directeur de la DRIRE a rencontré les représentants des sociétés Alstom et Top Sédia. Pour qu’Alstom puisse traiter le site intégralement, il faudrait que Top Sédia déménage sur un autre site. L’idée fait son chemin...
INSPECTION GENERALE
La DRIRE a fait l’objet, du 29 septembre au 2 octobre, d’une inspection générale concernant l’activité « environnement industriel ».
Les deux inspecteurs ont relevé différents points forts, notamment le mode de pilotage et la bonne image externe.
Ils ont également relevé des améliorations à conduire, en particulier sur le nombre d’inspections réalisées, comparativement au ratio moyen national, et sur les délais d’instruction des dossiers.
ACTION COUP DE POING PRESSINGS
Durant la première quinzaine d’octobre s’est déroulée une action nationale d’inspections inopinées dans plus de 200 pressings. Cette campagne était principalement orientée vers les pressings situés au dessous de logements, les occupants de ces logements étant sujets à des risques sanitaires. Elle a été précédée d’une importante opération d’information des exploitants.
En Bourgogne, huit installations ont été contrôlées à Nevers, Chalon-sur-Saône, Dijon et Auxerre. De manière globale, des efforts restent à faire en ce qui concerne la gestion des boues issues des machines de nettoyage à sec et surtout la ventilation des lieux. Sur ce dernier point, la réglementation impose en effet qu’une ventilation mécanique indépendante soit mise en place alors que la pratique courante reste d’ouvrir portes et fenêtres dans l’atelier.
Les huit inspections ont amené sept propositions de mise en demeure.
Une action de mutualisation des retours d’expérience et des connaissances des installations bourguignonnes reste à conduire avec l’inspection du travail et les chambres des métiers, qui travaillent également sur le sujet depuis quelques années.
REDUCTION D'EAU CHEZ ARCELORMITTAL A GUEUGNON (71)
ArcelorMittal Geugnon a diminué de 48 % sa consommation d’eau du réseau entre 2006 et 2007, passant de plus de 78 000 m3 à moins de 38 000 m3 d’eau. La recherche de fuites et leur traitement a permis d’atteindre ce résultat.
FONCTIONNEMENT DE L'ASSOCIATION ATMOSF'AIR
Le 19 novembre a eu lieu une assemblée extraordinaire de cette association, dont la tâche principale est d’assurer la mesure de la qualité de l’air sur la région.
Les statuts ont été modifiés et simplifiés. En particulier le conseil d’administration est dorénavant constitué de 4 collèges de 4 membres chacun, ce qui facilite les opérations de vote. De même les modalités d’octroi de pouvoir ont été simplifiées.
REUNION D'INFORMATION SUR REACH ET LES PRODUITS CHIMIQUES
Le 26 novembre l’association ACERIB organisait à la CCI de Nevers une réunion d’information publique sur les produits chimiques et le règlement européen Reach, réunion qui a rassemblé une quarantaine de personnes.
La DRIRE y a présenté ce règlement. La société Rhodia y a exposé comment elle le mettait en application. La CRAM a présenté plus généralement les risques quotidiens des produits chimiques. Et Ecoforum a exposé son point de vue d’association de défense de l’environnement.
REUNIONS PUBLIQUES A LA CHAPELLE SOUS DUN
Deux réunions ont eu lieu en cette fin d’année à La Chapelle sous Dun, dans le cadre du projet d’expropriation pour raison de sécurité publique. En effet une partie du village se trouve sur d’anciennes galeries minières à faible profondeur. Le projet d’expropriation porte surtout sur 4 maisons (6 propriétaires).
La 1ère réunion, présidée par le sous-préfet de Charolles, s’est tenue le 18 novembre. Elle s’adressait aux propriétaires concernés. Des explications ont été données par la DRIRE et Géodéris sur les risques encourus et par France Domaine sur les conditions d’indemnisation. La procédure réglementaire a également été présentée.
La 2ème réunion a eu lieu le 9 décembre. Tous les habitants de la commune étaient invités.Une centaine étaient présents. La presse était également présente. Au delà de l’opération d’expropriation, il a été dit que Géodéris travaillait sur une carte d’aléas qui devrait être prête pour juin 2009 et qu’une réunion publique de présentation aurait alors lieu.
CITE 21
Les 11 et 12 décembre, DEISS a participé au salon des collectivités territoriales de la Côte d’Or sur le stand « santé environnement », avec le CODES (Comité Départemental d’Education pour la Santé), la DRASS, la DRTEFP.
SITE ALSTOM A FOURCHAMBAULT (58)
Suite à la pollution des boues de la station d'épuration de Garchizy par des PCB, signalée par la Communauté de communes ADN en 2007, le réseau d'eaux usées du site qu'occupe actuellement la société TOP SEDIA a fait l'objet d'un diagnostic détaillé. L'ouvrage s'avère peu entretenu et parfois défectueux. Face à ce constat et comme suite à la réunion publique qui s'était déroulée en novembre 2007, la DRIRE souhaite aujourd'hui programmer le traitement des secteurs les plus pollués, notamment par l'excavation et l'évacuation des terres souillées
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GRANULATS BOURGOGNE AUVERGNE A EPIRY (58)
Une installation innovante permettant de broyer et de traiter des sables générés au cours des opérations de concassage/criblage de porphyres a été implantée sur la carrière de la société GRANULATS BOURGOGNE AUVERGNE (Groupe LAFARGE), exploitée sur les communes d'Epiry et de Montreuillon. L'équipement produit des sables aux angles adoucis qui peuvent être mélangés avec des sables alluvionnaires pour la production de bétons conformes aux normes en vigueur dans le BTP. Ces sables viennent se substituer aux sables alluvionnaires plus nobles. L'installation alimente actuellement une importante unité de préfabrication à raison de 15 à 20 000 t/an (40 000 t sont prévues en 2009).
CARRIERES ET MATERIAUX A SARDY LES EPIRY (58)
CARRIERES ET MATERIAUX a engagé pour sa carrière de
roches granitiques de Sardy Les Epiry d'importants travaux concourant à une meilleure intégration de ses activités et installations dansenvironnement. L'établissement a en effet procédé, d'une part au transfert de l'ensemble de ses installations dites secondaires au cœur de la carrière, en fond de fouille, afin de permettre la diminution des impacts sonores et paysagers et d'autre part à l'aménagement d'une zone humide compensatoire permettant de redonner un espace propice au développement d'espèces protégées dans le cadre de NATURA 2000
.ALPHACAN A NEVERS
La mise en circuit fermé des eaux de refroidissement de cet établissement a été prescrite pour 2009 par arrêté préfectoral du mois de décembre. L'économie sera d'environ 400 000 m3 d'eau par an qui étaient pompés dans la nappe phréatique.
ARCELORMITTAL SN ALLOYS A IMPHY (58)
Un accord d'investissement a été validé par le groupe ArcelorMittal pour la mise en circuit fermé de l’aciérie. Les travaux d'un montant de près de 6 M€ débuteront dans le premier trimestre 2009.
RHODIA à CLAMECY (58)
Dans le cadre de son programme d'investissement de 3 millions d'euros, étalé sur 5 ans et concernant le risque incendie, Rhodia a réalisé le dédoublement de l'alimentation en eau avec installation d'une pomperie et d’un bac tampon pour 507 k€.
SNCF A NEVERS
La station d’épuration de la SNCF, exploitée par l'EIM (Établissement Industriel du Matériel) de Nevers a été mise en service en septembre dans les délais prévus. L'investissement consenti pour la modernisation de cet ouvrage d'un montant de plus de 1,5 M€, fait suite à une action forte de la DRIRE, courant 2006, visant à la mise en conformité des rejets des eaux industrielles dans le milieu naturel. Les premiers résultats d'analyses montrent que la concentration en DCO dans les rejets est passée de plus de 2 000 mg/litre à moins de 250 mg/litre.
CSDU ECOPOLES SERVICES A VIC DE CHASSENAY (21)
Le tribunal a rendu son jugement, il ressort que si la plupart des points soulevés par l'association ne sont pas suivis par le tribunal, un complément d'enquête est demandé pour :
INSPECTION AVEC LA PRESSE
Le 10 septembre, la DRIRE a réalisé pour la seconde fois une inspection en présence de la presse. Après Chemetall à Sens en 2007, l’inspection a eu lieu cette année à l’unité d’incinération d’ordures ménagères de Dijon.
Des reportages ont été effectués par France 3, France Bleu Bourgogne, Le Bien Public et RCF. Ils ont permis au grand public de mieux se rendre compte de la façon dont les installations classées sont contrôlées.
BETON SANS MATERIAUX ALLUVIONNAIRES
Le chantier de l’hôpital de Chalon sur Saône sera réalisé avec du
béton fabriqué à partir de calcaire concassé, c’est à dire sans aucun
matériau alluvionnaire. Les granulats calcaires sont fournis par une carrière
de la société INDREXT.
Le chantier commence en septembre et durera 14 mois, pour un volume de 35 000 m3
de béton prêt à l'emploi, soit environ 60 000 tonnes de granulats.
BITULAC à EPINAC
Dans le cadre de l’application de l’arrêté préfectoral de travaux d’office du 29 mars 2007, l’ADEME a été chargée de réaliser l’évacuation et le traitement des déchets amiantés reconditionnés en big-bags issus du puits Hottinger ainsi que des déchets présents dans une fosse extérieure. Le chantier s’est déroulé entre le 11 juin et le 14 août. Au total, ce sont environ 614 tonnes de déchets qui ont été évacués vers des centres d’élimination spécialisés pour un coût de près de 700 000 €.
2ème trimestre 2008
CONTROLES BIOCIDES
Les premiers contrôles biocides ont eu lieu en avril. Ils ont été effectués chez deux exploitants de la Nièvre et de Côte d’Or qui utilisent des biocides pour leurs tours aéroréfrigérantes.
Ces inspections ont permis de constater des lacunes d’indications sur la notice et sur l’étiquette. L’information a été transmise à la direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, responsable du contrôle de la mise sur le marché.
SITE DE STOCKAGE DE RESIDUS DE TRAITEMENT DE MINERAIS D'URANIUM D'AREVA SUR LA COMMUNE DE GUEUGNON (71)
Des mesures réalisées à proximité du stockage, tant par la CRIIRAD que par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), avaient mis en évidence la présence de points chauds (émissions radiologiques anormales) en plusieurs endroits.
La DRIRE avait demandé à AREVA de réaliser une cartographie radiologique détaillée de l’ensemble de la zone et d’établir un plan d’actions permettant de maintenir l’exposition des personnes au niveau le plus bas qu’il soit possible d’atteindre.
Les travaux projetés par AREVA ont été présentés au cours d’une réunion qui s’est tenue le 20 février 2008 à la Mairie de Gueugnon.
Une réunion publique s’est tenue le 11 avril 2008.
La création prochaine d’une Commission Locale d’Information et de Suivi (CLIS) permettra de disposer d’une instance d’échanges et de dialogue sur les questions soulevées. C’est seulement après la réunion de la CLIS qu’une décision sera prise sur les travaux à réaliser.
INSPECTION ACTIVITE SOUS-SOL
La DRIRE a fait l’objet, du 14 au 16 avril, d’une inspection générale, concernant notamment l’activité sous-sol.
Cette inspection a soulevé la question du caractère suffisant des moyens humains consacrés par la DRIRE à cette activité.
Elle a mis en lumière la nécessité de procéder à des inspections lors des travaux de recherche d’hydrocarbures.
Sur le plan de l’organisation qualité, elle a orienté la DRIRE vers la mise sous assurance qualité du processus « inspection au titre du RGIE ».
Enfin elle a mis en évidence quelques incohérences formelles dans les notes d’organisation.
REUNION SUR LES ENJEUX DE LA POLITIQUE DE L'EAU
Le 24 avril, une réunion interrégionale a eu lieu avec les services de police de l’eau de Bourgogne et Franche Comté et avec le directeur de l’eau.
SCHEMA DEPARTEMENTAL DES CARRIERES DE L’YONNE
Le comité de pilotage de ce schéma s’est réuni le 7 mai 2008. Les 3 groupes de travail ont remis leurs propositions. Certaines orientations ont été tranchées, d’autres restent en suspens, notamment en ce qui concerne la réduction de l’exploitation des matériaux alluvionnaires.
L’étape suivante est la réalisation de l’évaluation environnementale du projet de schéma. Cette évaluation donnera des indications importantes qui permettront de choisir entre les différentes options.
ACCIDENT SUR LE SITE DE LA FERMETE (58)
Le 7 mai 2008 vers 22h50, un incendie d’origine indéterminée s'est déclaré dans le centre de stockage de déchets non dangereux exploité par la société SADE CGTH à La Fermeté. Vers 4h30 le lendemain, après que l'alerte ait été donnée par un agriculteur voisin de l'installation, les pompiers sont intervenus. Près de 600 m3 d'eau et plus de 4 heures d'intervention ont été nécessaires pour maîtriser le sinistre, dont les flammes couvraient, au plus fort de l'incendie, plus de 2 000 m2. Cet accident a entraîné la dégradation partielle de la géomembrane (qui a ensuite été réparée) et une pollution atmosphérique pendant près de 9 heures.
Réunion en Bourgogne du groupe de travail national sur la pyrotechnie
Ainsi qu’il en est de temps en temps, le groupe de travail national sur la pyrotechnie s’est dépaysé pour sa réunion plénière du 22 mai 2008. Cette fois, c’est au sein de l’établissement pyrotechnique Nobel de Vonges (21) que les membres du groupe (inspecteurs, exploitants, tiers experts) se sont réunis. L’après-midi a été l’occasion d’une visite de plusieurs ateliers et activités du site de Vonges : tir en piscine, nitrate fioul, émulsions explosives, poudre noire, cordeau détonant (Titanite à Pontailler). Des conditions de sécurité particulières ont été mises en place par les deux sites pour permettre d’accueillir les 21 participants répartis en petits groupes.
APPLICATION DE LA DIRECTIVE COV
Afin de mesurer l’impact de la directive dans les Etats membres, la Commission les a interrogés sur son application durant la période 2005-2007. Afin de répondre, le MEDAD fait réaliser une étude au CITEPA. Dans ce cadre, des visites de sites ont lieu. La visite du site d’ANVIS Decize a eu lieu le 13 juin 2008 en présence du CITEPA et de la DRIRE. Il en est ressorti que l’établissement avait bien intégré la réglementation COV et investi sur le sujet avec notamment l’installation d’un incinérateur de COV début 2008.
PPRT CHEMETALL
Le 1er arrêté préfectoral engageant un PPRTen Bourgogne a été signé le 28 mai 2008 par le préfet de l’Yonne. Il concerne le site Chemetall situé sur la commune de Sens. Sans attendre la signature formelle de l’arrêté, une première réunion du CLIC a été organisée le 22 mai, réunion au cours de laquelle les résultats de l’examen de l’étude de dangers de la société Chemetall et des phénomènes retenus pour l’élaboration du PPRT ont été présentés. Une 2nde réunion de travail a eu lieu le 24 juin au cours de laquelle les cartes des aléas et les enjeux ont été présentés par la DRIRE et la DDE 89. Le travail va se poursuivre maintenant avec l ‘élaboration de la carte de zonage, un règlement et la note de présentation d’un projet de PPRT en relation avec un groupe de travail composé des membres du CLIC.
ERDF ET TRANSFORMATEURS
Une réunion entre ERDF et la DRIRE a eu lieu le 27 juin.
Sur les postes de distribution publique, ERDF a recensé en Bourgogne 17 500 transformateurs antérieurs à 1987.
Plus de 5000 ont déjà fait l’objet d’une analyse concernant les PCB. 500 d’entre eux, pollués, ont été traités.
Les prélèvements et analyses restants seront étalés sur les années 2008 à 2010, à raison d’environ 4000 prélèvements par an.
Une solution a pu être trouvée pour le stockage des transformateurs pollués en attente de traitement. La DRIRE a informé le MEEDDAT de différentes difficultés.
TITANITE ET NOBEL (21)
Les études de dangers TITANITE et NOBEL ont fait l'objet d'une lettre d'observations aux exploitants, suite à leur instruction dans le cadre de la prescription du PPRT prévue pour fin 2008. Des compléments et réponses sont attendus pour le mois de mai.
GRANDES MINOTERIES DIJONNAISES à DIJON
Les Grandes Minoteries Dijonnaises, situées avenue Jean Jaurès à Dijon, fermeront définitivement entre le 15 et le 31 juillet. La décision a été prise lors du comité d'entreprise de Dijon Céréales Meunerie (DCM), qui s'est tenu le vendredi 16 mai 2008. Cette fermeture sera suivie par une destruction du bâtiment (à une date qui n'a pas encore été déterminée).
Accident GSM A SEURRE (21)
Un accident mortel a eu lieu sur la carrière GSM à Seurre le 28 mai 2008.
Une entreprise sous-traitante a déchargé des matériaux sous une ligne haute tension de 20000 V présente sur le site et le camion a touché la ligne. Le conducteur est mort électrocuté en voulant prendre l'extincteur. En première approche les consignes d'éloignement par rapport à la ligne HT n'ont pas été respectées, ni les consignes de stockage.
L’enquête a nécessité visite des lieux, auditions des témoins et intervenants, et mobilisé un inspecteur sur une semaine. Un rapport est en cours.
CONTROLES INOPINES DE REJETS ATMOSPHERIQUES (58)
A la demande de la DRIRE et pour la première fois en Bourgogne, des contrôles inopinés sur des rejets atmosphériques ont été réalisés en juin, d'une part à l'usine d'incinération de déchets non dangereux de Fourchambault, exploitée par la société SONIRVAL, et d'autre part à l'usine d'affinage d'aluminium de Prémery exploitée par la société SNR (nouvelle société SOBRAL). Aucun dépassement important n'a été constaté à Fourchambault ; les résultats des analyses de la SNR, quant à eux, n'ont jamais été communiqués à la DRIRE en raison de la mise en liquidation judiciaire de cette entreprise, juste après la campagne de mesures.
CAMPAGNE SUBSTANCES DANGEREUSES
Des réunions de restitution à destination des exploitants ayant participé à la campagne substances dangereuses ont eu lieu à Chalon sur Saône le 18 janvier et à Auxerre le 28 janvier. Une autre réunion aura lieu à Nevers le 28 avril.
Ces réunions ont permis de rendre compte de ce qui s’est passé depuis le début de l’action en 2002, de décrire les résultats trouvés, et d’expliquer ce qui va se passer ensuite pour les exploitants : d’une part seront demandées des investigations ponctuelles pour les plus gros flux et/ou lorsque l’impact est important, d’autre part une circulaire nationale, prévue au second semestre 2008, définira des priorités d'action par secteur d’activité.
Les agences de l’eau Rhône Méditerranée & Corse et Seine Normandie ont participé à ces réunions et ont décrit leur plan d’action, et notamment les aides financières possibles. L'agence Loire Bretagne interviendra de la même façon lors de la réunion de Nevers.
ENGRAIS NON CONFORMES
Suite à la découverte à Soissons, dans le cadre d’une campagne nationale de prélèvements et de contrôles, d’un stockage d’ammonitrates non conformes pouvant présenter des risques, le réseau des DRIRE s’est mobilisé en janvier et février pour identifier tous les autres lieux de stockage et le devenir des ammonitrates similaires fabriqués par le même producteur belge.
Dans ce cadre, la DRIRE Bourgogne a contacté de nombreux établissements stockant ces engrais, dont 7 distributeurs et plus de 60 utilisateurs finaux. Des consignes de sécurité et de « gel » des stocks ont ainsi été notifiées à chacun. En sus, 2 inspections de terrain ont été menées, notamment pour contacter des petits intermédiaires ne stockant pas les produits. L’action concernait au total 2 400 tonnes de produits environ.
Les contraintes ont pu être levées sur la base de nouveaux tests (détonabilité) réalisés au niveau national par le producteur, sur demande du ministère. Toujours non conformes, les engrais ont toutefois ainsi pu être épandus.
INCINERATION DES DECHETS DE SOINS à DIJON
Le 30 janvier a été inaugurée une nouvelle unité de l'usine d'incinération d'ordures ménagères de Dijon. Cette unité permet de prendre en charge les DASRI (déchets d'activités de soins à risques infectieux). Elle pourra traiter chaque année 6 000 tonnes de déchets de ce type provenant de Bourgogne, des départements limitrophes et du Doubs. Le coût de l'investissement est de 3.5 M€.
Cette installation a le double avantage de permettre de traiter les déchets de soins dans de très bonnes conditions, et de réduire les coûts de transport (et les impacts environnementaux engendrés) liés aux modalités de traitement antérieures.
AREVA – DEPOT DE DECHETS RADIOACTIFS DE GUEUGNON (71)
Une réunion s'est tenue le 20 février 2008 à la mairie de Gueugnon. Y participaient le maire et ses services, AREVA, l'association VPIG, l'association "La Perche Gueugnonnaise"', la CRIIRAD, la DRIRE et l'Autorité de sûreté nucléaire. Cette réunion a permis de rappeler l'historique du site et son encadrement réglementaire et de présenter les travaux projetés par AREVA pour réduire le débit de dose en zone accessible au public (présence de résidus radioactifs notamment au niveau du parking du stade Jean Laville) au niveau le plus bas raisonnablement possible. La question de la création d'une CLIS a été évoquée, à la fois par les associations et par le maire. La DRIRE a indiqué être favorable à la mise en place d'une telle CLIS.
TPC A SAINT APOLLINAIRE (21)
TPC (Thomson) a présenté son programme de dépollution du site de Saint-Apollinaire. 3 zones sont polluées par des éthènes chlorés, dans des terrains de perméabilité faible, jusqu'à des profondeurs de 18 m (heureusement sans nappe circulante). Des solutions de traitement adaptées sont définies. Le coût de la dépollution est prévu à hauteur d'environ un million d'euros.
ANVIS (ex WOCO) A DECIZE (58)
Cette société a mis en service, au tout début de l'année (dans les délais annoncés), un incinérateur de COV destiné à traiter principalement les émissions de solvants générées par des installations d'encollage. L'investissement de plus de 2M€ a permis de diminuer de plus de la moitié la quantité annuelle de COV émise.
EAU
Le 25 mars, la DRIRE est intervenue devant une commission du Conseil Economique et Social de Bourgogne qui s’intéresse aux questions liées à l’assainissement de l’eau. La DRIRE a présenté son action sur les installations classées, dans le domaine de l’eau, consommations et rejets.
Centre de tri des déchets ménagers de Dijon
Le 14 novembre, le Grand Dijon a inauguré son nouveau centre de tri des déchets ménagers, implanté en limite nord de l’agglomération. Il a coûté 7 M€, il est fortement automatisé et il peut traiter 21 000 tonnes de déchets par an.
Alstom Top Sedia à Fourchambault - réunion publique
Le 16 novembre, Alstom faisait le point auprès des salariés de Top Sédia (très peu nombreux) et des riverains (une vingtaine de personnes) au sujet des travaux réalisés sur l’ancien site Transunel. De 1970 à 1986, Transunel construisait des transformateurs sur ce site. 10 % d’entre eux contenaient des PCB.
Rhodia à Clamecy (58)
Cet établissement bénéficie d’un nouvel arrêté préfectoral d’autorisation d’exploiter depuis le 11 avril 2007, suite à une extension des activités.
La période d’instruction du dossier de demande d’autorisation a été l’occasion de faire le point sur les différents impacts de l’établissement relatifs aux rejets aqueux, aux rejets atmosphériques et aux risques technologiques. Dans le cadre de cette démarche, le groupe Rhodia a décidé de lancer différentes actions de réduction de ses impacts par l’intermédiaire de plans d’actions dont la réalisation s’étale de fin 2006 à 2011.
Les principaux sont :
Exercice PPI inopiné dans le département de la Côte d’Or
A la demande de la préfecture, la DRIRE a organisé un exercice PPI inopiné le mercredi 19 décembre à partir de 19 heures. Cet exercice avait pour objectif de tester l’alerte des services de l’Etat, l’armement, l’activation et le fonctionnement du COD (Centre Opérationnel de Défense).
Inspection avec la presse
19 septembre : 1ère inspection réalisée en
présence de la presse. C’était chez Chemetall à Sens (89).
L’objectif était de faire en sorte que le grand public
découvre comment la DRIRE procède à ses inspections.
Echos intéressants de France Bleu Auxerre et de l’Yonne
Républicaine.
Schéma des carrières de Saône et Loire
Le 24 octobre, la DRIRE a présenté à la CDNPS le bilan d’application du schéma des carrières, établi dans le cadre de 3 réunions d’un groupe de travail désigné par le préfet. Ce bilan s’appuie aussi sur différents éléments chiffrés fournis par la DRIRE.
Il en ressort en particulier que l’extraction des alluvionnaires a baissé en moyenne de 3,3 % par an entre 2000 et 2006 .
Par ailleurs, compte tenu de la création d’une nouvelle zone Natura 2000 (Clunysois et vallée de la Grosne) de 44 000 ha, la DRIRE et la DIREN ont proposé que le schéma des carrières fasse l’objet d’une mise à jour prévoyant que, pour cette nouvelle zone, l’interdiction de création de carrière soit remplacée par la nécessité de fournir une étude d’incidence dans le cadre du dossier de demande d’autorisation.
La CDNPS a donné son accord de principe sur cette orientation. Un dossier de mise à jour du schéma doit donc être élaboré.
Prévention de la légionellose - Tours aéroréfrigérantes
La DRIRE a rédigé un dossier de presse sur les actions réalisées par l’inspection sur les tours aéroréfrigérantes en 2007 :
Un article est paru dans le Journal de Saône-et-Loire du 25 octobre 2007.
Ecopole Services à Vic-de-Chassenay (21)
Une tierce expertise sur la réalisation du fond de forme de ce centre d’enfouissement technique (ordures ménagères) en cours de création a été demandée. Ceci fait suite, d’une part à des contrôles de l’inspection, d’autre part à un dossier de demande de modification déposé par l’exploitant, car le fond argileux trouvé lors des travaux préparatoires n’est pas exactement celui qui était attendu.
Sobem à Sainte Marie-sur-Ouche (21)
La société SOBEM a investi dans un nouveau tunnel de peinture précédé d’un nettoyage des pièces par aspersion avec de l’eau chargée en lessive. Il en résulte la suppression d’un bac de 5 000 litres de trichloréthylène et le déclassement du site qui passe du régime de l’autorisation à celui de la déclaration. Cette nouvelle installation n’émet aucun COV et aucun rejet d’eau. L’investissement en lieu et place de l’ancienne installation se monte à environ 400 000 €.
Patinoire de Dijon
La tour aéroréfrigérante de la patinoire de Dijon a connu en septembre une alerte forte en termes de concentration en légionelles. Cette concentration a atteint 10 millions UFC/l. L’installation a été immédiatement mise à l’arrêt. La DRIRE a vérifié la semaine suivante que l’installation se trouvait bien dans un état d’arrêt sûr, et que l’ensemble des canalisations avaient bien été vidangées. La ville de Dijon a choisi de ne pas redémarrer l’installation et l’a démantelée.
Unicem
L’assemblée générale de l’UNICEM–Franche-Comté a été l’occasion pour le directeur de la DRIRE de répondre aux questions sur le grenelle de l’environnement et de rappeler l’importance de préserver la ressource en matériaux alluvionaires.
Industeel au Creusot (71)
La mise en circuit fermé des eaux industrielles et l'usine de traitement de ces eaux seront opérationnelles à la fin du premier trimestre 2008. Cette action va permettre de réduire de 3,5 millions de m3/an à 200 000 m3/an la consommation en eau du site industriel. Il s'en suivra le curage et le nettoyage du bassin de l'étang de la Forge. Cette dernière opération se déroulera lors du deuxième semestre 2008. L'ensemble de ces opérations représente un investissement de 5,7 millions d'euros (l'agence de Bassin Loire Bretagne intervenant à hauteur de 0,8 million d'euros), dont 3,3 pour la mise en circuit fermé des eaux. Une station de traitement des eaux sera mise en place sur le circuit fermé.
Moyenne et petite meunerie française
L’assemblée générale (au niveau national) de cette organisation patronale a eu lieu le 14 septembre à Vitteaux (21). La DRIRE y a présenté le cadre réglementaire des installations classées, les évolutions envisagées à moyen terme et les spécificités liées à la meunerie et au stockage de céréales.
CCI Dijon : pollution aux PCB du site Reine Margot à Longvic
Le diagnostic approfondi concernant cette pollution a été établi. Il met en évidence que 700 m³ de terres sont polluée par des PCB, dont 120 m³ à des teneurs comprises entre 1 et 1000 mg/kg et 140 m³ à des teneurs supérieures à 1000 mg/kg. La pollution reste confinée sous le bâtiment . La première campagne de mesures piézométriques ne montre actuellement pas de pollution de la nappe.
Le dossier reste à affiner sur les solutions de dépollution.
Consommation d’eau des industriels
Le 6 juillet, la DRIRE a fait une conférence de presse sur l’eau industrielle en Bourgogne. La réduction des prélèvements d’eau industrielle a été mise en évidence : entre 2001 et 2006, ils sont passés de 56 Mm3 à 35 Mm3, soit 38 % de gain.
La conférence de presse a eu lieu sur le site de Valinox Nucléaire en Côte d’Or, exploitant qui a divisé sa consommation d’eau par 6 en 10 ans, tout en doublant sa production.
Cette présentation a eu des échos dans le Bien Public et dans le Journal du Palais, sur France Bleu et sur Europe 2, et surtout dans le journal du soir de France 3 Bourgogne le 29 août.
Prévention de la légionellose
La campagne de contrôles inopinés légionelles a eu lieu en juillet sur les tours aéroréfrigérantes de Bourgogne. Les services vétérinaires ont été associés. Ainsi 22 établissements ont été visités et 53 échantillons d’eau ont été prélevés. Dans 4 cas, il y a eu nécessité de désinfection du circuit d’eau, sans que le seuil de vidange soit atteint.
Fusion des deux associations agréées pour la surveillance de la qualité de l’air
Le 03 juillet 2007 ont eu lieu les assemblées générales permettant la dissolution des deux associations Atmosf’Air BOURGOGNE Centre Nord et Atmosf’Air BOURGOGNE Sud et la constitution de l’association Atmosf’Air BOURGOGNE par fusion des deux précédentes. L’assemblée constitutive a validé les conditions techniques et juridiques de la fusion. Le siège social de l’association se situe désormais à Dijon et les aspects techniques sont centralisés à Chalon-sur-Saône. Le conseil d’administration s’est réuni pour la première fois le 29 août.
Une première tentative de fusion avait échoué en juin 2002.
PPRT – Lancement de la phase 2
La DRIRE a organisé le vendredi 11 mai au matin une réunion d’échange sur les PPRT avec les services des préfectures et des DDE de la région. Cette réunion a notamment permis :
- d’effectuer un premier retour d’expérience sur les travaux en cours pour les dossiers en phase 1.
L’après midi a eu lieu une réunion d’information avec les exploitants des établissements Seveso en phase 2, 3 et 4 des PPRT.
Cette réunion a permis de faire un point sur le contenu attendu des études des dangers. Il a notamment été précisé que ces études doivent déboucher d’abord sur des mesures de maîtrise des risques, puis sur la définition des aléas. Les exploitants ont été informés du calendrier et des modalités de travail à venir.
ZIEGLER à Longvic
Lors d’une inspection de l’établissement, il était apparu que la société ZIEGLER exploitait, à proximité de la rocade de Dijon, un entrepôt soumis au régime de l’autorisation (rubrique 1510) sans posséder l’autorisation préfectorale requise. Elle a donc été mise en demeure de régulariser sa situation administrative.
L’exploitant a décidé de mener une réflexion approfondie sur son organisation et les mesures préventives et constructives à mettre en place. Il s’est séparé d’un client, a proposé une organisation différente de ses stockages lui permettant de relever du régime de la déclaration. Les travaux concernent :
Le coût des travaux s’élève à environ 1M €.
ACIERIES DU VAL DE SAONE
Lors de la liquidation de ce site soumis à déclaration, il est apparu que pendant plusieurs années les sables de fonderie n’avaient pas été éliminés, mais stockés sur place. Le coût de remise en état du site, lié notamment à l’élimination des sables phénolés, est estimé à plus d’un million d’euros. L’intervention de l’ADEME sera sans doute nécessaire.
SUBSTITUTION DE MATERIAUX
La société Indrex est détentrice de l’autorisation d’exploitation de 2 terrils de déchets de carrières dans le secteur de Comblanchien (21). Une activité qui répond bien à l’objectif de recours aux matériaux de substitution.
Par ailleurs, et ce n’est pas accessoire, la qualité du paysage des Hautes-Côtes et de la côte vinicole s’en trouvera nettement améliorée.
Après l’approvisionnement cet hiver du chantier de drainage du remblai TGV à Auxonne (50 000 t), Indrex livre 50 000 t pour l’élargissement de l’autoroute A 31.
Exercice PPI ENTREPOT PETROLIER DE DIJON à Longvic (21)
Le 4 juin après midi, un exercice PPI inopiné a été réalisé sur le site d’Entrepôt Pétrolier de Dijon à Longvic. La cellule risques de la DRIRE a été associée à la préparation du scénario et à l’évaluation de l’exercice.
Différents enseignements ont pu en être tirés. En particulier, le débriefing a généré un intéressant débat sur le thème « faut-il déclencher le PPI juste au moment où cela apparaît nécessaire ou bien vaut-il mieux anticiper ? ». Le ministère de l’intérieur sera consulté.
ISOROY à Auxerre (89)
ISOROY, fabricant de panneaux de bois agglomérés, a construit et raccordé un équipement de dépoussiérage des gaz (75000 m3/h ; 200 mg/m3 de poussières) issus du séchoir à bois. Investissement de 1 M€. Rejets de poussières attendus : 40 mg/m3.
RHODIA à Clamecy (58)
La société Rhodia a mis en fonctionnement un système d'abattement des composés organiques volatils pour traiter les émissions de son atelier F5. Cet atelier est le seul sur le site à rejeter des composés spécifiques dits «annexe III ». Il était aussi le plus gros émetteur de COV du site avec un flux de l'ordre de 9 kg/h de toluène lors de certaines campagnes de production. Le coût de l'opération est d’environ à 1 M€.
Traitement de surfaces
Le 10 avril, la DRIRE a organisé une réunion d’information sur le nouvel arrêté ministériel du 30 juin 2006 applicable aux installations de traitement de surfaces.
Une soixantaine de personnes, dont 51 représentants d’entreprises, sont venues des quatre départements de la région.
Les évolutions réglementaires ont été présentées. Puis les aspects techniques ont été abordés. Enfin les agences de l’eau ont exposé leur nouveau programme ainsi que les modalités d’aide.
Fusion des associations ATMOSF’air
Le 5 avril 2007 a eu lieu un conseil d’administration commun entre les deux associations agréées pour la surveillance de la qualité de l’air en Bourgogne, ATMOSF’Air Bourgogne Centre Nord et ATMOSF’Air Bourgogne Sud.
Cette rencontre a permis d’aborder les conditions juridiques et techniques de la fusion. Celles-ci seront discutées plus amplement, et validées, lors des prochaines assemblées générales qui seront organisées de manière commune.
Projet minier dans la Nièvre
A la suite des enquêtes publique et administrative réalisées en début d’année sur la demande de concession déposée par la société Valorca, la DRIRE a établi un rapport d’ensemble, c’est à dire concernant les deux demandes et les enquêtes correspondantes.
Ce rapport a été transmis au préfet de la Nièvre qui l’a fait parvenir, avec son propre avis, au ministre chargé de l’industrie.
AREVA-COGEMA à Gueugnon
Le 13 mars, la CRIIRAD a décidé de réaliser des contrôles radiamétriques aux alentours du site de l’ancienne usine COGEMA de Gueugnon (71). Les mesures réalisées ont mis en évidence la présence de points chauds en plusieurs endroits.
La DRIRE a demandé à AREVA une cartographie radiologique détaillée ainsi qu’un plan d’actions visant à maintenir l’exposition des personnes aux rayonnements ionisants au niveau le plus faible qu’il soit raisonnablement possible d’atteindre.
Décharge du SVEMOM à Autun
La grenouille bleue, association locale, a effectué par ses propres moyens des mesures radiamétriques autour de la décharge d’Autun, puis a fourni ses informations à la presse en disant que des déchets radioactifs avaient sans doute été apportés sur la décharge.
Devant les doutes exprimés, l’association a décidé de faire effectuer des mesures par la CRIIRAD. Elles ont eu lieu le 13 mars 2007 en présence d’un inspecteur de la DRIRE et d’un agent de l’ASN. Les mesures ambiantes révèlent des valeurs conformes au bruit de fond. Les résultats des mesures effectuées sur des échantillons de sédiments sont attendus.
Usine de bitumes et d’émulsions d’Auxerre (ESSO SAF)
Sur cette ancienne usine, située en bordure de l’Yonne, les deux premières tranches des travaux de dépollution ont été réalisées en mars, pour un coût de 400 k€ environ. Les terres ont été excavées, triées, criblées, évacuées ou remises en place, avec couverture superficielle par des matériaux propres apportés.
OXFORD AUTOMOTIVE à Champigny-sur-Yonne (89)
Le traitement de ce site est terminé.
Tous les bâtiments ont été rasés ; les sols ont été excavés et les terres, polluées par hydrocarbures, traitées sur site (bio-tertre). La nappe a également été traitée. Coût des travaux : 470 k€.
CABVS à BeauneSur ce silo, un plan d’action conséquent est mené par l’exploitant pour prendre en compte les remarques de la tierce expertise, notamment concernant le découplage et la réduction des risques à la source.
Décharge ECOPOLE SERVICES à Vic-de-Chassenay (21)
L’association ASPA a déposé un référé en suspension avec motif d’urgence auprès du tribunal administratif. La préfecture et la DRIRE ont eu une semaine pour répondre au mémoire déposé par l’ASPA.
L’audience du référé a eu lieu le 11 avril 2007. La requête de l’ASPA a été rejetée.
CHARTE ENVIRONNEMENT DE L’UNICEM
Le 26 janvier, l’UNICEM organisait la 1ère réunion de la commission de suivi de la charte en Bourgogne - Franche Comté.
Sur les deux régions, 98 sites de carrière sont impliqués dans la démarche. C’est assez peu en nombre, mais cela représente sans doute une part notable de la production des 2 régions.
La démarche s’appuie sur un référentiel de 80 points dont 52 qualifiants. L’objectif est d’obtenir en 3 ans 95 % des points qualifiants.
ACERIB et RISQUES TECHNOLOGIQUES
Le 23 janvier, le Directeur de la DRIRE a présenté au CAR (qui réunit notamment les préfets de la région) le projet d’intervention de l’ACERIB concernant la valorisation des comptes-rendus des CLIC sur internet. Accueil favorable. L’ACERIB est un « outil » qui devrait assurer une bonne vulgarisation de l’information des risques.
LAMBIOTTE
Par arrêté préfectoral du 19 décembre 2005, l'ADEME a notamment été chargée de procéder à l’évacuation des déchets du « stock gare ». Cette opération s’est déroulée du 15 janvier au 26 février. Au total, ce sont 345 tonnes de déchets qui ont été évacués et traités par incinération.
COORDINATION DE L’INSPECTION
Lors d’une réunion entre DRIRE et DDSV, le 31 janvier, une grille de répartition des rubriques des installations classées entre services a été adoptée.
La répartition est harmonisée entre les 4 départements, sauf pour 5 rubriques (lait, huiles, vin, cidre et OGM).
BILAN 2006
Le bilan de la DRIRE a été présenté à la presse le 14 février. Dans le domaine de l’environnement, cette présentation a eu des échos intéressants dans la presse écrite, sur France 3, sur France Bleu Bourgogne et sur Radio Nevers, notamment sur les thèmes de la réduction des consommations d’eau, de la réduction des rejets de COV et sur la campagne d’inspection des stations service.
SYNKEM Chenôve (21)
Suite à la réalisation d’une étude de dangers et à l’examen de cette dernière par la DRIRE, la société SYNKEM à Chenôve a décidé de procéder en 2008 à la suppression de son unité de réfrigération à l’ammoniac. Cette dernière contient en effet environ 1400 kg d’ammoniac. Une autre solution aurait consisté à confiner l’installation avec lavage des gaz en cas de fuite. L’exploitant a préféré retenir la suppression totale de cette installation et son remplacement en 2008 par deux compresseurs fonctionnant avec des réfrigérants non toxiques.
NELTEC – Mirebeau (21)
Un système de traitement des COV, avec lit de céramique régénératif, a été installé, pour un coût de 300 k€. Son rendement est supérieur à 99%. Le flux de COV rejeté à la cheminée est réduit d’environ 115 kg/h à moins de 1 kg/h.
UIOM Dijon
La demande d'autorisation d'exploiter une unité de traitement de déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI) d’une capacité de 6000 tonnes/an a été instruite en moins de 8 mois et présentée au CODERST de février. La pose de la première pierre a eu lieu 17 février.
Il s’agissait notamment de répondre aux recommandations du Plan Régional d'Elimination des Déchets d'Activités de Soins (PREDAS) qui prévoyait la mise en place, sur l'axe DIJON / CHALON-SUR-SAONE, d'une unité de traitement pour éliminer le gisement bourguignon et celui des départements limitrophes
L’investissement est de 3,5 millions d’euros, ce qui porte à 30 millions d’euros le montant des sommes investies par le Grand Dijon dans l’UIOM depuis 2001.
ISOROY à Auxerre (89)
L’échéancier de réalisation de l’équipement de dépoussiérage (coût 1.2 M€) des gaz issus du sécheur à bois a été transmis à la DRIRE. Les travaux s’échelonnent sur le second trimestre 2007, avec une mise en exploitation industrielle à la reprise d’activité après congés annuels (septembre 2007).
Depuis 2004, le flux de COV ayant chaque année progressé (15 tonnes en 2004, 80 tonnes en 2005, 130 tonnes en 2006), l’exploitant a réalisé une campagne de mesures pour identifier l’origine des COV émis ; ils proviendraient principalement des bois mis en œuvre (pas de produits d’ajout, de liaison type résines, colles, vernis, …). La réduction à la source est la solution privilégiée par l’exploitant.
WOCO à Decize (58)
Des investissements importants (plus de 1,2 M€) sont prévus sur l’année 2007 :
Réduction de l’exploitation des matériaux alluvionnaires
Dans le cadre d’une journée (le 05/12/06), organisée par ALTERRE, sur la prise en compte des critères environnementaux dans les marchés publics, la DRIRE a présenté aux donneurs d’ordres de la région la problématique des granulats alluvionnaires. Les donneurs d’ordres doivent ouvrir leurs appels d’offres et favoriser d’une part le recyclage des matériaux, d’autre part le recours aux matériaux concassés pour la fabrication de béton. Le président régional de l’UNICEM a présenté un exemple de réalisation : un pont sur la Loire construit sans aucun matériau alluvionnaire.
Exercice PPI - Ugine à Gueugnon (71)
La DRIRE a participé à la préparation puis à la réalisation de cet exercice qui a mis en lumière de nombreuses pistes de progrès.
Plans départementaux d’élimination des déchets ménagers
Le 21 décembre a eu lieu le lancement de la révision du plan concernant la Côte d’Or. L’évaluation environnementale y a été présentée.
Dans les départements de la Nièvre et de Saône et Loire, la même révision est lancée. La DRIRE s’y attache également à débroussailler le terrain de l’évaluation environnementale.
AMORA MAILLE (89)
Amora Maille vient de mettre en service dans son établissement d’Appoigny une station d’épuration autonome, pour un coût de 2,3 M € . Les avantages environnementaux seront sensibles :
LAFARGE CIMENT - Lézinnes (89)
L'entreprise a investi 2,4 M€ dans un filtre qui dépoussière les gaz extraits du refroidisseur.
ISOROY (89)
ISOROY, qui fabrique des panneaux agglomérés à Auxerre, vient de décider d’investir en 2007, 1,2 M € pour le dépoussiérage d’un sécheur à bois.
Les rejets de poussières doivent chuter de 22 à 3 kg/h.
COQUELU à DIGOIN (71)
Cette entreprise à installé un sytème d’oxydation thermique à céramiques pour le traitement des COV issus de sa ligne d'enduction. Cet investissement exemplaire d’un coût supérieur à 200 000 € a fait l’objet d’un contrôle tierce partie qui a permis de constater que son rendement est supérieur à 99 %, évitant ainsi l’émission de plus de 50 tonnes de COV par an.
RHODIA (58)
La station d’épuration de la société Rhodia à Clamecy, construite en 2003, connaissait des dysfonctionnements récurrents depuis sa mise en service. En 2006, un travail important de modification du traitement des effluents en amont de la station et une optimisation de cette station ont permis la mise aux normes des rejets. La concentration moyenne en DCO du rejet a été diminuée de 2260 mg/l (2005) à 300 mg/l (fin 2006). Le coût de cette action a été estimé à 1,7 M€.
ACERIB
L’ACERIB continue. Cette
association, animée par des universitaires, souhaite travailler sur les risques
technologiques en lien avec les exploitants et les collectivités. L’assemblée
générale du 8 décembre a confirmé l’orientation vers la vulgarisation
sur internet des comptes-rendus des CLIC et, au-delà, vers la vulgarisation de
la gestion des risques accidentels.
Ecoprem et Collectoil à Prémery (58)
La DRIRE a examiné le dossier de demande de régularisation déposé par Ecoprem. Compte tenu de l’insuffisance de ce dossier, des renseignements peu rassurants qu’il contient sur l’organisation de l’établissement, des explications données par l’exploitant à la suite de l’explosion de juin et des observations faites sur place lors de l’inspection de juillet, la DRIRE a proposé au préfet de suspendre la partie non autorisée de l’établissement, jusqu’à obtention de l’autorisation.
Collectoil a ensuite repris Ecoprem. Compte tenu des engagements pris par Collectoil, la DRIRE a proposé au préfet de ne pas donner suite au projet d’arrêté de suspension concernant Ecoprem. Le préfet a accepté. Collectoil doit maintenant faire progresser la situation environnementale de l’établissement et déposer son dossier de demande de régularisation.
Reine de Dijon (21)
De nouvelles plaintes d’odeurs ont conduit à une nouvelle inspection. Reine de Dijon a réalisé des investissements conséquents (2,2 M€) qui induisent une nette amélioration du traitement des eaux. Mais il reste un manque de maîtrise globale du fonctionnement.
Exercice inopiné concernant le POI de Raffinerie du Midi (21)
La DRIRE a réalisé un exercice inopiné au dépôt pétrolier de Raffinerie du Midi à Dijon dans la soirée du 18 septembre 2006. Cet exercice visait à tester l’organisation et les moyens mis en place par l’exploitant pour faire face à un éventuel accident survenant en dehors des heures de présence du personnel d’exploitation. Le SDIS a déployé ses moyens (la direction du SDIS avait été associée à la préparation de l’exercice, mais les hommes de terrain n’étaient pas informés ; ils ont donc agi comme pour une intervention réelle). La lutte contre l’incendie n’a commencé que très tardivement (48 minutes). Il est surtout apparu que les moyens humains de l’entreprise disponibles hors heures ouvrables étaient insuffisants dans ce type de situation.
Consommation industrielle d’eau en Côte d’Or
L’ensemble des industriels relevant du régime de l’autorisation ont été interrogés en 2006 dans le cadre d’une enquête sur leur consommation d’eau et leurs rejets.
Cette enquête met en évidence 30 établissements à consommation importante (plus de 50 000 m3/an), contre 37 en 2003. Ces 30 établissements représentent 7,5 % de l’ensemble des établissements et plus de 80% de la totalité de l’eau industrielle utilisée dans le département.
Pour ces établissements, une action spécifique de l’inspection avait été engagée par la prescription et l’examen critique en 2004 de 25 études eaux. Ceci s’est traduit pour les 25 établissements concernés par une réduction des consommations d’environ 2,4 M de m3 entre 2003 et 2006, pour une consommation en 2003 de 4,6 M de m3.
SNCF (58)
Deux arrêtés de consignation ont été pris à l'encontre de la SNCF,
le 20 juillet : l'un concerne les ateliers EIMM implantés à Varennes Vauzelles (180 k€), l'autre concerne les ateliers EMT implantés sur la commune de NEVERS (63 k€)
Projet de déconstruction automobile (21)
Un dossier de demande d'autorisation concernant la réalisation d'une usine de déconstruction automobile sera déposé d'ici la fin de l'année 2006. Ce projet novateur est directement inspiré des technologies utilisées en Hollande en matière de dépollution et de déconstruction des véhicules hors d'usage.
L'installation prévue sera l'une des toutes premières en France à réunir une unité de déconstruction "ultra moderne" et un broyeur de dernière génération. Le principe de cette usine sera de fonctionner en flux tendu puisque les voitures seront traitées dès leur arrivée sur le site.
Le projet sera construit sur l'Ecozone de Dijon. Il représente un budget global de 4 M€ et devrait permettre la création d'une vingtaine d'emplois. Le concept de cette usine est à mettre à l'actif de M. Thierry DESARBRES, actuel gérant de l'Auto-Casse de Messigny et Vantoux (1ère casse en France à avoir obtenu la certification ISO 14001).
CLIC
L’installation des CLIC s’est poursuivie dans l’Yonne et sur la Côte d’Or. Ainsi, les CLIC de Primagaz et Chemetall pour l’Yonne et celui de Dijon sud se sont réunis au cours du mois de juillet. Pour ce qui concerne les 2 CLIC de l’Yonne, une visite des sites concernés a clôturé les premières réunions.
Tours aéroréfrigérantes
En juillet, 17 établissements de Bourgogne ont fait l’objet de prélèvements inopinés d’eau sur leurs tours aéroréfrigérantes en vue du contrôles de la teneur en légionelles. Natacha WNUK a accompagné le préleveur d’un laboratoire accrédité dans tous les établissements. Au total 24 prélèvements d’eau ont été réalisés.
En parallèle, des inspections
sont réalisées par les inspecteurs des subdivisions. Julien Pelletier,
journaliste du Bien Public, a accompagné les inspecteurs en deux temps :
tout d’abord lors d’un contrôle inopiné et ensuite lors d’une
inspection. Il a rendu compte de notre travail dans un article qui est paru dans
le journal du 17 juillet 2006.
Projet d’exploitation de charbon dans la Nièvre
Ce projet, exposé un peu trop rapidement dans la presse locale, nationale et même étrangère, a défrayé la chronique du mois d’août.
Il s’agit pour la société SEREN (émanation du groupe Pacifico et de d’anciens cadres de Suez et de Charbonnages de France) d’exploiter du charbon dans le sud de la Nièvre et de produire de l’électricité. L’exploitation se ferait à ciel ouvert, à raison de 2 millions de tonnes par an pendant 30 ans. La centrale aurait une puissance de 1000 MW et fonctionnerait 5000 h/an.
Ce projet pose bien sûr la question du rejet de CO2.
La demande de concession minière a été déposée fin juillet et la DRIRE, après des compléments, a conclu fin août à la recevabilité du dossier.
L’enquête publique a débuté le 16 octobre.
Parallèlement, un avis de mise en concurrence a été publié au Journal officiel. Un concurrent vient de déposer un dossier. Ceci laisse un délai supplémentaire à l’Etat pour se positionner sur l’aspect particulier de la demande de concession.
Réunion des bureaux d’étude intervenant sur les dossiers « installations classées »
Le 5 septembre, la DRIRE a
organisé une réunion des bureaux d’études qui interviennent sur les
dossiers d’installations classées. Environ 40 personnes étaient présentes.
En particulier un industriel (Valinox à Montbard) a bien montré comment une
bonne collaboration entre l’industriel et le bureau d’étude peut être
source de progrès environnementaux importants.
EXERCICE PPI A NOBEL (21)
Le 14 juin après midi, un exercice PPI avec un plan rouge a été réalisé sur un accident simulé concernant Nobel à Vonges. Le scénario de cet exercice a été confié à un petit groupe piloté par la cellule risques. Ce groupe réunissait des représentants des pompiers, de l’exploitant et du SIRACEDPC. Cet exercice visait à tester le déclenchement du POI puis du PPI. Le SAMU et les pompiers se sont déployés sur le terrain.
Dans le cadre de cet exercice, la DRIRE a participé.
RHODIA - Clamecy (58) :
Plusieurs inspections ont porté en 2005 et 2006 sur le traitement des eaux usées de l'entreprise Rhodia à Clamecy. Suite à mise en demeure, Rhodia s'apprête à investir 1.6 M€ pour améliorer l'efficacité de sa station d'épuration construite en 2003.
LAFARGE CIMENT - Lézinnes (89) :
L'entreprise Lafarge Ciment à Lézinnes va investir 2,4 M€ dans un filtre qui devra dépoussiérer les gaz extraits du refroidisseur. Ce filtre sera mis en service à la fin du mois d'octobre.
KNAUF Isba - Auxerre (89) :
Cette société a mis ses eaux de refroidissement en circuit fermé en juin 2006, par l'installation d'un échangeur aéroréfrigérant sec, entraînant une réduction des eaux prélevée dans la nappe de l'Yonne de l'ordre de 90% (8500 m3/mois à 700 m3/mois).
CARREFOUR - Quetigny (21) :
Le 7/09/05 un prélèvement effectué sur une des TAR du centre commercial Carrefour de Quétigny a révélé un taux de 280 000 UFC/l de Légionella.
3 cas de légionellose ayant été découverts à cette même période dans un rayon de 5 km autour de la TAR précitée, le prélèvement a été envoyé au Laboratoire Central de Microbiologie de Lyon afin de déterminer les souches.
Le résultat a montré que la souche présente dans l’échantillon d’eau prélevé dans la TAR ne correspond pas aux souches des cas cliniques.
EAU (21) :
Il est à noter que la Côte d’Or suite au travail engagé en matière de réduction des consommations d’eau industrielle a vu ses trois établissements gros consommateurs (ALCAN DIJON, TREFILEUROPE, et JTEK (ex KOYO)) réduire considérablement leurs consommations. Ils ne peuvent plus être considérés comme gros consommateurs.
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2004 |
2006 |
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ALCAN DIJON |
105 000 m3/an |
5 000 m3/an |
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TREFILEUROPE |
400 000 m3/an |
225 000 m3/an |
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JTEK ( ex KOYO) |
600 000 m3/an |
325 000 m3/an |
Afin de réduire encore les
usages de l’eau JTEK va étudier la possibilité d’utiliser la capacité
géothermique de la nappe plutôt que d’investir de manière classique dans
des groupes froids, gros consommateurs d’électricité. Ainsi l’usage de l’eau
serait considérablement réduit ainsi que la consommation énergétique.
PLAN NATIONAL D’ALLOCATION DES QUOTAS D’EMISSIONS DE CO2 :
Dans le cadre du système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre, les industriels ont transmis à l’administration le bilan de leurs émissions de CO2 en 2005 à travers des déclarations vérifiées par des organismes agréés puis validées par l’inspection des installations classées et par le ministère de l’écologie et du développement durable.
Au 20 avril, le bilan national de ces déclarations s’établit comme suit : sur les 1 085 déclarations attendues, 1 071 ont été validées (soit 98,7 %). Ces 1071 installations représentent 99,7 % des quotas affectés.
En Bourgogne, les 33 déclarations attendues ont été validées. Elles représentent 1 782 330 tonnes de CO2 pour 1 914 757 tonnes affectées.
Globalement à l’échelon national, les émissions 2005 des installations soumises au système de quotas sont de 12,6 % inférieures aux quotas affectés annuellement pour 2005-2007. Dans notre région, elles sont de 6,9 % inférieures aux quotas affectés.
PLAN REGIONAL SANTE ENVIRONNEMENT :
Le 4 mai, les services de la Préfecture de région (DRASS, DRTEFP et DRIRE) ont présenté à la presse les éléments du Plan Régional Santé – Environnement (PRSE). Huit journalistes étaient présents.
Cette conférence de presse a notamment été l’occasion pour la DRIRE de présenter les principales actions de l’Inspection des Installations Classées dans le PRSE, à savoir :
Jean-Pierre THOREY a, par ailleurs, été interviewé par un journaliste de France Bleu Bourgogne.
CAMPAGNE STATIONS-SERVICE :
Pour la troisième année consécutive la DRIRE Bourgogne a organisé et mené une campagne d'inspections sur les stations-service. Cette campagne qui a eu lieu courant mai et juin avait pour but de contrôler la conformité des stations-service principalement soumises à déclaration. Les inspections de cette troisième campagne ont été menées en prenant en compte le retour d'expérience de l’explosion de Marsannay fin 2005. Ainsi les contrôles des installations électriques, la mise à la terre des équipements et la présence de sable en quantité suffisante au droit des cuves de stockage ont fait l'objet d'une attention particulière. Comparés aux 2 années précédentes, les résultats de cette campagne d'inspection sont relativement moins bons.
RISQUES (71) :
Première réunion du CLIC de Chalon sur Saône le 21 mars 2006, traitant des établissements ALEM (Air Liquide Electronics Matérials), BIOXAL et SCPO (Société Chalonnaise des Peroxydes Organiques).
TEFAL - Tournus (71) :
Suite à l'action de la DRIRE sur les COV, la société TEFAL arrête les dégraisseuses fonctionnant au trichloréthylène ; elles sont remplacées par un tunnel lessiviel, entraînant une économie de 30 tonnes par an de solvants.
ALLIA - Digoin (71) :
Le 27 mars 2006, a été remis à cette société le trophée de l'eau de l'agence Loire Bretagne, catégorie "gestion de l'eau dans l'industrie".
UCOSEL - Chalon sur Saône (71) :
25 janvier : un incendie s'est déclaré au silo UCOSEL de Chalon sur Saône. Il semble que cet incendie soit survenu à la suite d'un bourrage dans un élévateur lors de la manutention de céréales. Le bon fonctionnement des dispositifs de sécurité a permis d'éviter la propagation du sinistre ; la DRIRE s'est rendue sur place le jour même : les installations n'ont pu être inspectées à cause des risques liés aux émanation de CO, l'exploitant a toutefois été invité à transmettre dans les meilleurs délais un rapport précis sur cet accident.
Transferts des IC suivies par la DASS (71) :
15 février : réunion du chef de GS et des chefs de subdivisions installations classées avec la préfecture et la DDASS, pour organiser le transfert des installations classées précédemment suivies par la DDASS, en application de l'arrêté préfectoral du 9 janvier 2006.
UGINE - Gueugnon (71) :
17 février : Alerte aux légionelles chez Ugine à Gueugnon (dépassement du seuil de 100 000 UFC/l sur une des TAR de l'établissement). Préfecture et DDASS prévenues. L'industriel a mis en œuvre les dispositions réglementaires.
CYTEC France (Ex. SURFACE SPECIALTIES) - Longvic (21) :
La société CYTEC France, située sur la zone industrielle de la commune de LONGVIC, a connu un accident sur son réacteur d’essai, également appelé « pilote », le mercredi 18 janvier 2006 vers 22h00. Ce réacteur de 500 l sert à l’essai de procédés de fabrication avant mise en production industrielle d’une nouvelle spécialité. Dans la phase de chargement pour un essai concernant une résine polyester, une grande flamme a soudainement été émise par le trou de poing du réacteur, alors que l’opérateur venait d’y introduire l’un des réactifs, de l’acide hypophosphoreux. Il a été brûlé au second degré au bras droit. La flamme a été de très courte durée ; elle a été suivie d’un feu de moindre intensité impliquant le contenu résiduel du réacteur, 16 kg de glycérine. Ce feu secondaire a été facilement maîtrisé par les moyens disponibles sur place (un extincteur à poudre a suffi).
L’environnement n’a pas été touché par cet accident.
L'exploitant a immédiatement engagé une enquête sur cet accident. La DRIRE a visité l’établissement le 20 janvier. Il a été demandé à l’exploitant, par arrêté préfectoral pris en urgence, de mener des investigations pour déterminer les causes de l’accident et mettre en œuvre les remèdes nécessaires pour éviter son renouvellement, et dans cette attente, et jusqu’à autorisation expresse du préfet, de suspendre les activités du réacteur d’essai, de ne pas mettre en production industrielle la spécialité impliquée dans l’événement, et de ne pas utiliser d’acide hypophosphoreux.
Station service MARSADIS - Marsannay la Cote (21) :
Le 31/12/05 les cuves de stockage des hydrocarbures de la station service MARSADIS à Marsannay la Côte ont subi une explosion, entraînant des dégâts conséquents au parking, fort heureusement vide (nuit). L’inspection s’est rendue sur place le jour même, et a orienté les actions vers la mise en sécurité du site, compte tenu notamment des risques de pollution de la nappe et des risques liés aux zones à risque d’explosion. L’INERIS a été commissionné par l’exploitant, à la demande de l’inspection afin de déterminer les causes de l’accident.
Le sol n’a pas fait l’objet de pollution, la nappe n’a pas été contaminée.
VALTIMET - Venarey les Laumes (21) :
L’inspection du site VALTIMET à Venarey les Laumes a permis de mettre en exergue les progrès réalisés par l’entreprise suite à l’étude de réduction des consommations d’eau sur le site puisque la consommation de ce dernier est passée de plus de 80 000 m3/an à environ 25000 m3 en 2006, résultats attendu d’après les études. L’exploitant a indiqué que les résultats seraient meilleurs que prévus puisque la consommation devrait tendre vers quelques milliers de m3/an
NELTEC - Mirebeau-sur-Bèze (21) :
Un incinérateur de solvant a été commandé. Coût : 270 k€.
AUTOCASSE - Messigny et Vantoux (21) :
AUTOCASSE est le premier établissement en Côte d'Or à obtenir un avis favorable à sa demande d'agrément démolisseur de véhicules hors d'usage. Cette société exemplaire est certifiée ISO 14001 depuis 1996 (1ère en France) et bénéficie déjà des structures imposées par l'arrêté ministériel du 15 mars 2005 relatif à l'agrément des exploitants d'installations de déconstruction de VHU. Le CDH a émis unanimement un avis favorable à la demande d'agrément.
AVS - Auxonne (21) :
ANTEA a remis le diagnostic d’investigation phase B, des compléments ont été demandés afin de vérifier les impacts aval. En première approche, l’estimation des coûts d’élimination des déchets présents sur cette ancienne fonderie soumise à déclaration est de l’ordre de 1Million d’euros. Ce site est actuellement suivi par un mandataire judiciaire sans disponibilités financières pour la suite des opérations.
AMORA Maille - Appoigny (89) :
Les travaux de construction de la STEP d'une valeur de 2 300 000 € se poursuivent ; celle-ci devrait être mise en service en fin d’année.
ISOROY - Auxerre (89) :
Isoroy a fait l'objet d'un arrêté de mise en demeure en mai 2005 pour la mise en place d'un équipement de traitement des effluents atmosphériques. La première échéance, au 1er janvier 2006, consistait à justifier de la passation de commande.
Le procureur ayant demandé à la gendarmerie d'Auxerre d'être tenu régulièrement informé de l'évolution du dossier, la DRIRE a proposé à la gendarmerie de l’accompagner lors de l’inspection.
Isoroy a justifié de la commande passée auprès de la société Devauze Venclin.
L'offre est composée de 2 lots pouvant être réalisés et montés en série :
Proposition 1
Mise en place d'un multi-cyclones
Coût : 727 k€ HT.
L'offre technique remise par le fournisseur indique un rendement de 62 % compte
tenu de la granulométrie des poussières. En appliquant ce rendement, la valeur
de sortie devrait être de l'ordre de 110 mg/Nm3 en moyenne.
Il y a un risque que le lot 1 ne soit pas suffisant, à lui seul, pour respecter
la norme de rejet de 100 mg/Nm3
Proposition 2
Mise en d'un multi cyclone et d’un
filtre à manche Coût :1 873 k€ HT.
L’offre technique remise par le fournisseur indique que le lot n°2
permettrait de dépoussiérer à une concentration inférieure à 10 mg/Nm3.
Isoroy, n'a passé commande que pour la proposition 1.
SNCF – ET Migennes (89) :
Des travaux de mise en
conformité de la station-service sont en cours, leur achèvement est prévu
pour le 15 mai 2006. Dans l'attente, la SNCF a mise en place 2 éléments
compacts Réservoir/Cuvette de rétention/Volucompteurs + zone de dépotage.
TARLET - Le Creusot (71) :
Les déchets et résidus d'exploitations liés aux anciennes activités de décapage des sites Harfleur et Abattoirs ont été éliminés. Cela concerne environ 65 tonnes de déchets pour un coût de 43 000 €. De plus les eaux résiduaires contenues dans une fosse enterrée du site Harfleur ont été éliminées. Cela concerne environ 13 m3 d'eau souillée pour un coût de 5 000 €.
Entrepôt pétrolier de Dijon - Longvic (21) :
Une pollution accidentelle est intervenue en juillet 2005 (60 m3 d'essence dans la nappe phréatique suite à percement du fond de cuve). EPD a étudié une solution de dépollution du surnageant par tranchées drainantes. Un complément d’étude est demandé pour déterminer l’étendue de la pollution dissoute. Le coût estimé de dépollution est de 1M€ (200 000 € pour la réfection du fond de cuve, 400 000 € pour la dépollution, 400 000 € de perte d’exploitation)
THEVENIN DUCROT - Saint Usage (21) :
L’ancien dépôt pétrolier a fait l’objet d’une inspection le 3/11/05 relative à la remise en état du dépôt et à la dépollution du site. Il apparaît que les travaux de dépollution sont achevés. Pour autant les EDR (études des risques) eau et santé réalisées pour juger de l’acceptabilité des résultats obtenus ne sont pas satisfaisantes sur la méthode. Il convient de les affiner, ce qui devrait être fait sous trois mois.
UIOM - Sens (89) et Fourchambault (58):
Les travaux pour la mise en conformité ont été terminés. Le montant des travaux est estimé respectivement à 1,2 M€ et 360 k€.
PRIMAGAZ - Cheu (89) :
Renforcement, pour un coût de 75
000 €, de la sécurité du dépôt de gaz de pétrole liquéfié :
- démantèlement de la sphère de 1000 m3 de butane,
- mise en place d’un 3ème groupe motopompe incendie,
- limitation du remplissage de la sphère à 450 m3.
PRYSMIAN (ex Pirelli) - Paron (89) :
Cette société a réduit ses consommations d’eau de 46 % entre 2004 et 2005, passant de 1 230 000 à 670 000 m3 d’eau prélevés. Ce gain de 560 000 m3 d’eau par an est dû au passage à des systèmes de réfrigération en circuit fermé dans une partie des ateliers.
VALEO - Saint-Clément (89) :
L’arrêt du refroidissement en circuit ouvert a réduit la consommation d’eau de 99 % entre 2004 et 2005, économisant ainsi un million de mètres cubes d’eau par an.
CLIC - Nièvre :
Le premier CLIC (comité local d'information et de concertation) de la Nièvre (société Rhodia) s’est tenu le mercredi 16 novembre sous la présidence du sous-préfet de Clamecy. Cette première réunion a été l’occasion de faire un état des lieux de la situation et des dispositions existantes (loi risques, études de dangers, PPI, servitudes) et du chantier à venir (PPRT). L’industriel a présenté ses activités, les risques associés, les mesures techniques et organisationnelles mises en œuvre pour garantir la sûreté de ses installations.
BOURGOGNE DECAPAGE - Quetigny (21) :
L’ADEME a fait parvenir au préfet de la Côte d’Or un rapport sur la mise en sécurité du site Bourgogne Décapage à Quétigny. 130 tonnes de déchets dangereux ont été évacués en août 2005, pour un coût de près de 160 000 €.
La campagne de mesures sur les eaux souterraines n’a pas encore été effectuée. Une étude hydrogéologique est d’abord nécessaire, la présence d’une nappe à cet endroit n’étant pas connue.
SOCCRAM - Montceau les Mines (71) :
Cette société a pour projet de remplacer trois chaudières fonctionnant au charbon par une chaudière fonctionnant au gaz naturel dans sa chaufferie urbaine de Monceau les Mines. Ce projet devrait permettre la réduction de 95 % des rejets de SO2, 41 % de NOx et 89% de poussières en 2006. L'investissement est de l'ordre de 200 000 €.
AMORA Maille - Appoigny (21) :
Les travaux (terrassements) pour la construction d’une station d'épuration autonome, d'un coût de 2,3 M€ ont commencé vers la mi-octobre 2005. La mise en service de cette station d'épuration est prévue pour juin 2006.
OXFORD AUTOMOTIVE - Champigny sur Yonne (89) :
Après la réalisation des études nécessaires, des travaux importants d'un coût de 500 000 € sont en cours pour la réhabilitation du site, avec traitement des terres polluées. Les HCT (hydrocarbures totaux) sont traités par biotertre (consiste à mettre les sols en tas puis à les traiter biologiquement par bio-augmentation ou biostimulation), les solvants chlorés par aspiration sur charbon actif, et les eaux par injection de permanganate de potassium.
Des servitudes (SUP) concernant l’usage de l’eau seront prochainement mises en place.
JACQUET - Clamecy (58) :
L'entreprise Jacquet s’engage dans un programme de mise en conformité, avec des investissements importants sur son site. Ainsi l'entrepôt de stockage de produits finis sera entièrement sprinklé pour début 2007, et ce pour un coût de 550 000 €. Des écrans de cantonnement seront également mis en place pour un coût de 35 000€.
VALINOX NUCLEAIRE - Montbard (21) :
Cette entreprise vient de supprimer totalement les rejets d’eaux de son atelier dit TGL en intervenant en amont par réorganisation des rinçages et en aval par mise en place d’un évaporateur sous vide. 50 % des rejets de l’entreprise sont ainsi supprimés et presque autant pour les consommations. Cette entreprise prélevait et rejetait il y a encore 1 an, environ 70 000 m3 d'eau par an.
VALTIMET - Venarey (21) :
Cette entreprise est en cours de finalisation de son programme de réduction de consommation et de rejet d’eau. Ainsi elle est passée d’une consommation annuelle d’environ
80 000 m3 à une moyenne annuelle qui tend vers 25 000 m3, en conformité avec son nouvel arrêté d’autorisation. Les 50 000 m3 économisés serviront à la communauté de Venarey qui au cours des derniers épisodes de sécheresse manquait d’eau.INDUSTEEL - le Creusot (71) :
Industeel a investi environs 100 000 € pour la prévention des risques de pollution (remplacement de moteurs hydrauliques).
STOGAZ - Mâcon (71) :
Depuis un an cette société a beaucoup investi en faveur de
l'environnement et de la sécurité :
- remplacement du carrousel (installation de remplissage des bouteilles de
butane) pour le mettre aux normes ATEX : 210 000 €,
- mise aux normes ATEX de toute la centrale Gaz et Feu : 60 000 €,
- mise en place d'une clôture à 2,50 m en 2 tranches (2005-2006) : 84 000 €
dont 39 000 € en
TOUREC - Branges (71) :
Cette société, qui stocke du compost, a mis en fonctionnement un biolaveur et un biofiltre qui traitent l'air aspiré provenant de 16 rangées d'andins de végétaux. Le coût de ces installations est d'environ 300 000 €.
ALCAN - Dijon (21) :
Suite à la réalisation d'une étude eau, le site passe d’une consommation d’environ 120 000 m3/an à 6000 m3/an, soit une consommation d’environ 30 m3/jour composée de 5m3 pour les eaux industrielles et de 25 m3 pour les eaux sanitaires ( l’usine emploie 300 personnes ). Les flux rejetés sont très faibles et vont encore être réduits par la mise en circuit fermé et le recyclage d’effluents jusqu’alors rejetés au réseau. L’essentiel des progrès ont été réalisés par la mise en circuit fermé de certaines utilisations, la suppression des fuites, et enfin l’amélioration des process qui impactent également la qualité des rejets.
REMOND - Longvic (21) :
Dans le cadre de la recherche du rejet liquide nul l’entreprise de traitement de surfaces REMOND a réalisé d’importants progrès en termes de quantité d’eau utilisée et rejetée par son établissement suite à la mise en place d’une station d'épuration physico-chimique performante et d'unités d’ultrafiltration et d’osmose inverse qui ont permis de diminuer le rejet d’environ 90 m3/jour à 7 m3/jour. Cette diminution s’accompagne également d’un fort progrès en termes de flux de métaux rejetés. Le coût de cet investissement est d'environ 550 000 €.
ARTIFICES DE DIVERTISSEMENT :
En préalable aux fêtes du 14 juillet qui représentent la période de forte activité des exploitants d’établissements exerçant une activité dans le domaine des artifices de divertissement, la DRIRE a réalisé une campagne d’inspections qui a concerné 6 sites.
Cette campagne a notamment permis de constater des mauvaises gestions et la présence, sur un site, de nombreux produits pyrotechniques en retour des grandes surfaces commerciales ; ce dernier constat est un constat de caractère générique car il résulte d’une pratique de ces commerçants à l’égard de leurs fournisseurs.
Syndicat Mixte de Puisaye - Saint Fargeau (89) :
Le SMP exploite un CET 2 (centre d'enfouissement technique de classe 2) pour l’élimination des déchets ménagers de la zone de Puisaye-Forterre. Une demande d'autorisation concernant l'extension de l'activité (en superficie et en tonnage) est en cours d'instruction.
Parallèlement des travaux de mise en conformité technique (étanchéité active des casiers, collecte et traitement des biogaz) ont été réalisés ; en dernier lieu, 8 aéro–évaporateurs pour l’élimination des lixiviats ont été mis en service fin juin 2005. L'investissement est de l'ordre de 750 000 €.
AMORA - Chevigny Saint-Sauveur (21) :
L'entreprise AMORA a réalisé des travaux de sécurité incendie sur ses entrepôts, pour partie suite à une inspection. Entre 2002 et 2005 le montant de ces travaux s’élève à 1,07 M€.
TEFAL - Tournus (71) :
TEFAL va réduire ses rejets de COV par modification de technologie, le nettoyage au trichlorétylène étant remplacé par un système avec lessive. Cette réalisation est prévue au plus tard en avril 2006. L'investissement est estimé à 200 000 €. Ainsi les rejets de COV qui sont actuellement de 42 tonnes par an, seront supprimés.ETERNIT - Vitry en Charollais (71):
Les réseaux sont maintenant complètement séparés et les eaux sanitaires sont aujourd'hui traitées en interne.La consommation d'eau a beaucoup diminué durant les dernières années ce qui permet à l’établissement de ne plus effectuer aucun rejet d'eau industrielle au milieu naturel.
YOPLAIT- Moneteau (89) :
En 2000, l’inspection des
industries de transformation du lait a été confiée à la DDSV. La procédure
de régularisation administrative, avec construction d’une station d'épuration
autonome, étant en cours, la DRIRE a conservé transitoirement l’inspection
de YOPLAIT.
La STEP mise en service début 2005 a été disconnectée du réseau communal début
juin 2005, pour un rejet direct dans l’Yonne. Les rejets au milieu naturel qui
étaient d'environ 3000 kg/ jour de DCO sont maintenant de moins de 60 kg/jour.
L'investissement réalisé est d'environ 4 M€.
De plus la station d’épuration de l’agglomération
auxerroise dans laquelle été rejetés les effluents de YOPLAIT fonctionne
maintenant beaucoup mieux.
SURFACE SPECIALTIES (seveso seuil bas) -
Longvic (21) :
Présentation au CDH des conclusions de l’étude de dangers et du projet de prescriptions complémentaires. Parallèlement le préfet a porté à la connaissance du maire de Longvic les risques subsistant à l'extérieur de l'établissement, pour prise en compte dans le PLU (plan local d'urbanisme). Le montant des travaux de sécurité s’élève à 800 000 € dont 350 000 € en sécurité incendie. Sur ce total, 600 000 € de travaux sont déjà réalisés, 200 000 € restent à faire d’ici fin 2005.
TREFILEUROPE - Sainte Colombe (21) :
La nouvelle étude eau de TREFILEUROPE à Ste Colombe sur Seine prévoit que la consommation d'eau sera réduite de 200 000 m3/an d'ici fin 2006. Ceci sera obtenu par diverses améliorations dans la gestion de l'eau et par la mise en place d'unités d'eau glacée. La consommation sera alors de 250 000 m3/an qui nécessitent un complément d'étude.
CAMPAGNE SUR LES SUBSTANCES DANGEREUSES DANS LES EAUX
L'action de recherche des substances dangereuses entre maintenant dans le vif du sujet. Les quatre premiers rapports d'analyse sont arrivés. Des substances telles que des métaux Cu, Ni, Cr, Zn, Pb ont été détectées, ainsi que du xylène, de l'octylphénol, du chlorométhane. Les quantités mesurées (pour ces 4 résultats d'analyses) sont toujours inférieures à 1 mg/l, et toujours inférieures aux seuils réglementaires actuels et en projet.
37 autres prélèvements ont été réalisés, les analyses sont en cours. 120 établissements au total devront réaliser ces analyses.
EUROSERUM - Saint-Martin-Belle-Roche (71) :
Mise en fonctionnement de l'installation de filtration de poussières. Ce système est le plus perfectionné de France sur des tours de séchage de laiterie. Coût de l'investissement : 1,3 M€
ALLIA - Digoin (71) :
Le jury des trophées de l'eau Loire Bretagne a attribué, à l'unanimité, le prix de la catégorie "Gestion de l'eau dans l'industrie, y compris économie d'eau" à la société ALLIA pour son action de réduction des consommations d'eau et des flux d'émaux rejetés.
DMV - Montbard (21) :
Premiers résultats très positifs en matière d’étude eau pour l’entreprise DMV à Montbard. En effet cette dernière après mise à plat complète de son fonctionnement vient de réduire de manière drastique ses rejets en nitrates qui sont ainsi passés de 600/800 kg par jour en 2002/2003 à moins de 50 kg/jour sur le dernier trimestre 2004. Les mesures qui ont permis un tel résultat sont des mesures d’exploitation pérennes, ce qui est le plus important, parfois à la pointe de ce qui se fait comme le traitement par dialyse des acides, parfois relativement sophistiquées comme de la centrifugation de bains de décapage ou plus simplement de bonne gestion. Des gains sont encore attendus pour la fin de l’année en ce qui concerne ces rejets en nitrates.
UIOM - Dijon (21) :
Après travaux de mise en conformité, les rapports de prélèvement et d'analyse des dioxines réalisés les 1 et 2 février donnent des valeurs de rejets respectivement de 0,0065 et de 0,0071 ng/Nm3 pour les fours 1 et 2 à un régime de fonctionnement nominal, soit environ 15 fois inférieures à la valeur maximale autorisée.
ORANGINA-PAMPRYL (NSGP) - Nuits-St-Georges (21) :
Le dossier de régularisation entamé depuis plusieurs années a abouti et a été présenté au CDH de mars. Les investissements de mise en conformité s’élèvent à 4,7M€ de 1996 à 2005. Ils ont porté essentiellement sur la réduction des consommations d’eau, la réduction des risques et la sécurité des bâtiments.
Evolution des prélèvements d'eau industriels dans l'Yonne :
Un bilan de l'évolution des prélèvements industriels d'eau depuis 1998 a été établi. Ce bilan a été réalisé sur les 25 établissements les plus gros préleveurs d'eau.
De l'ordre de 8 millions de m3 en 1998, ils sont de 5.3 millions de m3 en 2004 et devraient être de l'ordre de 4 millions fin 2005, soit une réduction de moitié. Après 2005, des réductions restent possibles. L'action de la DRIRE dans ce domaine depuis 2000 sera poursuivie en ce sens.
Plan national d’allocation des
quotas de CO2 :
Le 25 février 2005 ont été signés
trois textes relatifs au plan national d’affectation des quotas d’émission
de gaz à effet de serre pour la période 2005 – 2007 :
La publication de ces trois textes au JO du 26 février 2005 a permis aux 4 préfets de la région de notifier aux exploitants concernés la quantité de quotas qui leur sont affectés. La liste de ces exploitants et les quotas correspondants sont consultables sur le site de la DRIRE.
RHODIA - Clamecy (58) :
Remise de l’E.S.R (étude simplifiée des risques) sites et sols pollués. Des
travaux de dépollution d’une zone polluée (fosse à goudron) ont été
réalisés entre juillet et septembre 2004, d’un coût de 120 000 €. 350
tonnes de terres contaminées ont été excavées et éliminées en centre
agréé.
Ancienne UIOM - Châtillon sur Seine (21) :
Les résultats de mesures de dioxines dans les jardins ouvriers jouxtant l'UIOM , effectuées par le Syndicat mixte, ont été communiqués à la DRIRE :
ISOROY à Torcy (71) :
Investissement de 1 300 000 € fin 2004 pour modifier l'alimentation en résidus de bois de la chaufferie, l'installation précédente étant à l'origine d'importants rejets de poussières de bois au rejet à la cheminée.
Ancienne Société Docks Pétroliers à St Florentin (89) :
Dans le cadre d'une procédure de mise à l'arrêt définitif d'un dépôt de produits pétroliers à St Florentin, l'exploitant a procédé, répondant ainsi à la demande pressante de la DRIRE, à la suppression des installations.
Les ouvrages anciens étaient en effet peu esthétiques.
UGINE et ALZ - Gueugnon (71) :
La société a investi 250 000 € dans une unité de traitement des buées des bacs de décapage, permettant une réduction significative des rejets atmosphériques, notamment en chrome.
Laboratoires COQUELU - Digoin (71) :
Le laboratoire Coquelu prévoit d’investir 230 000 € dans un incinérateur de type régénératif destiné à réduire de manière significative les rejets de COV. Les performances attendues visent à réduire de 50 à 10 40 tonnes par an les rejets de COV. Cette installation permettra également la valorisation énergétique de la combustion.
AMORA MAILLE - Appoigny (89) :
Se conformant à un arrêté préfectoral de mise en demeure relatif à la construction d'une station d'épuration autonome, Amora Maille a indiqué avoir passé commande pour la construction de l'ouvrage (investissement : 2,35 M€).
Les évaluations simplifiée et détaillée des risques ont été réalisées et concluent à la nécessité du traitement de la source de pollution au trichloréthylène sur site par stripping. La pollution a été découverte fin 2003 lors de mesures effectuées par la Mairie dans un puits. Le coût total estimé de la dépollution est d'environ 200 000 €. Un arrêté complémentaire a été proposé pour encadrer la dépollution. La dépollution du site a commencé.
AUTO PNEU - Cravant (89)
N’ayant pas été retenu par Aliapur pour la collecte et le regroupement de pneumatiques usagés pour le département de l’Yonne, l’exploitant avait abandonné son dépôt, sans surveillance depuis fin 2003.
Le stock laissé sur place, estimé à 100 000 unités (650 tonnes), a été supprimé, sur action de l’inspection.
DMV - Montbard (21)
L’étude eau réalisée conduira à une réduction des consommations de l’ordre de 300 000 m3 (sur 500 000 aujourd’hui) d’ici 2006 par la mise en place d’un nouveau bac de trempe permettant la mise en circuit fermé, et par une modification de process. En parallèle les rejets au milieu naturel de sulfates (diminution de 80 kg/j) et de nitrates (diminution de 300 kg/j) vont diminuer de façon conséquente.
AMORA - Dijon (21)
Une étude très fouillée à été réalisée. Elle a permis de mettre en évidence la possibilité de gains sur :
Sur une consommation de 220 000 m3 les gains attendus pour un investissement de
25 000 € sont de :
DOLIS - St Florentin (89)
A l’occasion d’une visite d’inspection, les bonnes performances de la STEP ont pu être observées (rendement >99,5% sur les paramètres DCO et DBO ; >80% pour MES). L’abattement de pollution est de 1535 kg/j de DCO ; cela contribue à améliorer la qualité des eaux de l’Armance, et par conséquent de l’Armançon sur lequel un SAGE (Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux) est en cours.
TOTALGAZ - Gimouille (58)
Le dispositif de surveillance en permanence du site, basé sur une détection infra-rouge (18 émetteurs-récepteurs, 9 caméras orientables, avec télétransmission des informations ainsi obtenues sur le site de Fenouillet (Centre emplisseur situé près de Toulouse)) est réalisé et en cours de mise au point. Il représente un investissement de 320 000 € ; il constitue une réalisation pilote au sein de Totalgaz et doit être généralisé aux autres sites.
LAMBIOTTE - Prémery (58)
Sur ce site, dont l'exploitant a fait l'objet d'une liquidation judiciaire, en décembre 2003, les travaux se sont poursuivis, sur financement de l'Etat. En particulier les 48 tonnes de déchets facilement inflammables ont été évacuées, la totalité du site est dorénavant clôturée et les eaux de ruissellement sont traitées par la société ECOPREM.
Installations grosses consommatrices d'eau :
Le recensement des établissements gros consommateurs d’eau (c’est-à-dire qui seraient soumis à autorisation au titre de la loi sur l’eau) a été effectué et on compte 6 établissements en Bourgogne, dont une centrale thermique.
Aucun de ces établissements n’a fourni de proposition sérieuse de réduction temporaire de sa consommation d’eau en cas de sécheresse. Pour 5 d'entre eux (centrale thermique exceptée), un projet d’arrêté a été proposé, il prévoit la possibilité pour le préfet d’imposer la réduction de la consommation d’eau, et il rend nécessaire la remise d’une étude sur les réductions temporaires, pour le 31 décembre 2004.
Légionellose :
- secteur de Migennes
Deux cas de légionellose ayant été recensés à Migennes, les exploitants de TAR (Tour Aéroréfrigérantes) ont été invités à faire des prélèvements et analyses des eaux de celles-ci; les résultats ont été satisfaisants.
Outre ces 2 exploitants connus, une visite conjointe DRIRE/DDASS pour détection, en zone industrielle de TAR «clandestines» a été effectuée (résultats négatifs).
- Setforge La Clayette
Alerte légionelles chez Setforge à La Clayette le 16 septembre (450 000 UFC/l)
suite à une campagne d'analyses sur les TAR de l'établissement à la suite de
l'arrêt d'été. Les recommandations de la circulaire du 6 août 2004 ont été
mises en œuvre : arrêt de l'installation, vidange et désinfection avant redémarrage.
Prescription d'une analyse tous les 15 jours pendant 3 mois sur la TAR.
De nouvelles analyses sur les autres TAR de l'établissement ont également été demandées. Elles ont mis en évidence la présence de légionelles (>1000 UFC/l) ; après nettoyage, les analyses étaient correctes.
Des analyses ont également été effectuées sur les TAR d'un établissement industriel voisin (Sunnyland) ; elles se sont révélées négatives.
- Tecphy - AUBERT & DUVAL
à Imphy
Des teneurs en légionelles sur 2 des 4 installations de refroidissement (TAR),
supérieures à 105 UFC/L ont entraîné l'arrêt de ces
installations et des productions associées, le 30 septembre 2004. L'atelier
refusion (20 salariés) a été arrêté, il a pu redémarrer suite à la
vidange et au nettoyage des TAR. Des analyses ont été demandées aux
exploitants des TAR voisines.
VALEO - St Clément (89) :
Valéo était, en 2001, le 4ème
plus gros consommateur d'eau de l'Yonne.
THERMODYN - Le Creusot (71) :
Fermeture d'un circuit de refroidissement des établissements Thermodyn au
Creusot. L'investissement réalisé (1,2 million d'euros HT) permet une
réduction des consommations d'eau de 200 000 m3/an.
110 BOURGOGNE - Ouanne (89) :
Une installation d’aspiration sur la manutention, avec installation de dépoussiérage, a été mise en place ; l'investissement est d'environ 240 000 €.
EPIS CENTRE - Guérigny (58) :
L’exploitant a tenu son engagement de supprimer le dépôt d’engrais à base de nitrate d’ammonium en fin de saison 2003/2004 ; il en a fait la déclaration au préfet par lettre en date du 18 juin 2004, avec cessation effective au 11 juin 2004.
MICHELIN - Blanzy (71) :
INDUSTEEL - le Creusot
Investissement de 150 000 €
portant notamment sur le confinement d'une installation de déshuilage
(prévention des pollutions accidentelles).
MALTERIES FRANCO BELGES - Brazey en Plaine (21) :
Cet établissement dont les
installations de réfrigération utilisent l’ammoniac a pris la décision de
lui substituer un fluide non dangereux. Les 4,5 tonnes d’ammoniac seront donc
supprimées avant la fin de 2004. Deux installations sont concernées, les
travaux sont en cours sur la première, et ceux intéressant la seconde auront
en principe lieu en octobre. Les investissements se montent à environ 1,1 M€.
Premiers résultats positifs des études eaux lancées en 2003 (21) :
|
Etablissement |
Economie prévue |
Action menée |
Mise en place |
Coût |
|
SMT |
40.000m3 |
Groupe froid |
septembre |
50 000 € |
|
VALINOX NUCLEAIRE |
40.000m3 |
Groupe froid |
septembre |
|
|
KOYO Dijon |
200.000 m3 |
Mise en ligne des compresseurs |
fait |
35000 € |
|
NESTLE Dijon |
35 000 m3 |
Actions engagées |
171 000 € |
110 BOURGOGNE LES MIGNOTTES -
Auxerre (89) :
INDREXT - Chaux/Villers la Faye
(21) :
1er
trimestre 2004
BITULAC - Epinac (71) :
Une campagne de surveillance des eaux superficielles et souterraines (sur la base d'une étude du BRGM) a été confiée à l'ADEME par arrêté préfectoral. Le coût prévu de cette campagne est de 20 000 €. Par ailleurs, les travaux d'enlèvement des déchets situés dans la partie supérieure du puits Hottinguer ont été partiellement réalisés. Il est apparu que les quantités de déchets étaient plus conséquentes que prévu puisque après un décaissement sur un mètre, des déchets étaient encore présents. Les travaux seront donc poursuivis
NOBEL - Vonges (21) :
A la suite de l’examen de l’étude des dangers et des demandes de justification formulées par la DRIRE, la société Nobel a décidé de déplacer et moderniser ses installations de fabrication d'explosifs de type nitrate-fioul en créant un nouvel atelier de fabrication et de nouveaux locaux pour le stockage des produits utilisés. L’investissement correspondant à ces nouveaux bâtiments ainsi qu’à la mise en place de mesures complémentaires s’élève à 1,5 millions d’euros. Il va permettre à court terme de séparer complètement les activités de Nobel de celles des entreprises tierces STPI et MPC. Les différentes zones de sécurité des nouveaux bâtiments ne comptent plus aucune personne extérieure à la société alors que celles des bâtiments précédents en comptaient 400.
BOURGOGNE DECAPAGE - Quétigny (21) :
Les opérations relatives au site Bourgogne Décapage à Quétigny ont été présentées à la commission nationale des aides Sites et Sols Pollués de l'Ademe lors de sa réunion du 3 février 2004. La commission a donné un avis positif au financement de ces opérations d'évacuation de déchets et de contrôle de la qualité des eaux souterraines, pour un montant de 175 000 €.
DMV - Montabard (21) :
Les modalités de fonctionnement de certaines unités ne correspondaient plus aux engagements pris par l’exploitant. Il en résultait des rejets polluants qui ne respectaient pas certaines prescriptions des différents arrêtés préfectoraux. Une étude à ce sujet a été demandée et vient d'être remise.
L’analyse de cette étude montre que des progrès très forts peuvent être réalisés. Ceux ci devraient se traduire à moyen terme par le respect des prescriptions de rejet actuellement imposées.
Par ailleurs l'industriel après plusieurs séries de tests positifs depuis plusieurs années s’oriente vers un changement du processus de décapage acide qui doit se traduire par une diminution très forte à la source des consommations d’acides, entre autres de l’acide fluorhydrique. Ce changement participerait de manière très forte au respect des prescriptions relatives aux effluents.
LAMBIOTTE - Prémery (58) :
La Société Usines LAMBIOTTE exploitait à Prémery un établissement industriel dont les activités principales étaient la fabrication de charbon de bois et l’extraction de composés chimiques.
Cette entreprise a déposé son bilan en septembre 2002 ; elle est en liquidation judiciaire depuis le 23 décembre 2003. Jusqu'à cette date, l'Etat avait pu obtenir la réalisation de certains travaux :
Des améliorations ont donc été obtenues, mais toutes les demandes n'ont pas été satisfaites.
Au cours du 1er trimestre, l'Etat a défini un programme d’enlèvement des produits liquides et des produits stockés en fûts restant sur le site, dont le montant a été évalué à 1 085 000 €.
Déclenchement d'alarmes de portiques de détection de la radioactivité :
Le 22 janvier dernier, l'alarme du portique de détection de radioactivité à l’entrée de 2 centres de stockage différents (SITA CENTRE EST CET - Moneteau, COVED CET DE DUCHY - St Florentin) s'est déclenché. Pour la SITA il s'agissait du chauffeur d'un véhicule ayant subi un traitement de médecine nucléaire (24,7 µSv/h à 1 mètre) ; et pour la COVED il s'agissait d’un sac plastique contenant du pain et des médicaments (10 µSv/h) : ce déchet a été entreposé dans un bungalow fermé avec interdiction d’accès.
Ces 2 déclenchements montrent la sensibilité des dispositifs de contrôle.
MORY - Longvic (21) :
La société Mory exploitait à Longvic un entrepôt classé SEVESO seuil haut. Elle a totalement cessé d’entreposer des matières visées par les rubriques 11xx (substances toxiques).
Elle poursuit l’exploitation sous le régime de la déclaration, sous les rubriques 1432 (produits inflammables) - 1510 - 1520 - 1530 (matières combustibles), 2255 (alcools de bouche), 2662 (matières plastiques) et 2663 (caoutchoucs). Après examen des dossiers déposés et visite de récolement, la DRIRE a proposé le 11 mars au Préfet de délivrer récépissé et de porter à la connaissance du Maire de Longvic la fin des périmètres de maîtrise de l’urbanisation
Légionellose :
Le recensement des TAR (tour aéroréfrigérante) se poursuit en Bourgogne, un formulaire est mis à disposition sur Internet pour que les entreprises possédant de telles installations se fassent connaître. Concernant les mesures effectuées par les industriels pour le premier trimestre 2004, 4 ont dépassé le seuil de 100 000 UFC/l qui implique un arrêt des installations et 3 le seuil de 1 000 UFC/l, qui implique un traitement immédiat.
De plus un certain nombre d'informations ont été mises à la disposition du public sur Internet, des informations sur la légionellose, la réglementation, les actions menées par l'Etat …
LTV - Bourg le Comte (71) :
La moitié des pneumatiques stockés ont été enlevés. Environ 1300 m3 de pneus sont encore présents sur le site.
NOBEL - Vonges (21)
Après une explosion le 9 septembre 2003 (cf. faits marquants 3ème trimestre) et la mise à l'arrêt à la demande du préfet (arrêté de suspension du 10 septembre) de l'ensemble de ses installations de broyage de poudre noire, la société Nobel Explosifs France à Vonges a présenté dans deux rapports remis le 22 septembre et le 2 octobre les résultats de son analyse de l'accident et du retour d'expérience qu'elle en tire. Elle s'est engagée à mettre en place des modifications et des mesures de prévention ; elle a fourni le 15 octobre la preuve de l'exécution de ces mesures. Sur cette base, et suite aux rapports de la DRIRE en dates du 9 et du 17 octobre, le Préfet a signifié à NOBEL, par courrier en date du 22 octobre, son absence d'objection à la reprise de l'activité de broyage de poudre noire.
Après avoir décidé de réduire le nombre de postes de déchargement de wagons-citernes de 6 à 3, Totalgaz a réalisé les travaux relatifs à l’arrosage des wagons et des camions. Cet arrosage est déclenché automatiquement par les détecteurs de gaz. Le montant de l’investissement est de 330 000 €.
USINOR INDUSTEEL - Le Creusot (71)
L'entreprise a investi 1 M€ pour le recyclage des eaux usées (neutralisation des eaux de rinçage) : division par 4 des volumes de déchets produits et par 10 des rejets au milieu naturel.
MICHELIN - Blanzy (71)
MICHELIN a
réduit sa consommation d'eau entre 2001 et 2003 de 100 000 m3/an
(317 000 m3 en 2002). Cette réduction est due aux efforts de la société pour
rationaliser la consommation d'eau en évitant les pertes et le gaspillage.
Cet entrepôt de produits phytosanitaires a été inauguré le 4 novembre 2003, et a commencé son activité le 15 novembre 2003. Il stockera 190 t de produits toxiques (rubrique 1131) et 1650 t de produits phytosanitaires (rubrique 1155), ce qui le soumet à la directive SEVESO 2 seuil haut. L'étude des dangers incluse au dossier de demande d'autorisation (arrêté d'autorisation du 20 août 2001) fait ressortir une maîtrise des risques a priori satisfaisante, grâce notamment à des dispositions constructives et à un système de protection incendie adaptés. D'autre part, un système de gestion de la sécurité a été mis en place dès le début de l'exploitation. Les zones d'effets Z1 et Z2 ne sortent pas des limites de propriété de l'établissement, de sorte qu'aucune maîtrise de l'urbanisation n'a été nécessaire. Cet établissement devra être intégré au CLIC de Dijon sud.
Cette entreprise a diminué d’environ 30% en 2003 sa consommation industrielle d’eau par l’amélioration de ses process. Par ailleurs elle a déposé un nouveau dossier pour mise à jour des prescriptions qui lui sont applicables. Des progrès notables devraient encore être enregistrés à l’avenir.
DALKIA - Autun (71)
Engagement d'une étude acoustique par DALKIA pour la chaufferie d'Autun (plaintes récurrentes des riverains) : montant des dépenses relatives au bruit depuis 1999 sur cette chaufferie: 420 000 €.
Séminaire IMPEL
Ce séminaire, organisé par le MEDD et plus particulièrement par le BARPI (Bureau d'analyse des risques et des pollutions industrielles), ainsi que par la DRIRE Bourgogne, a eu lieu au Palais des Congrès de Dijon les 4 et 5 novembre.
Il a rassemblé 130 inspecteurs dont 15 venant de l'étranger (Allemagne, Belgique, Portugal, Italie, République Tchèque, Pays-Bas, Slovaquie, Autriche).
Au cours des deux journées, 19 accidents ont été examinés, chacun faisant l'objet d'une présentation d'une vingtaine de minutes puis d'un échange d'une dizaine de minutes.
Thierry Trouvé, le nouveau directeur de la prévention des pollutions et des risques et Bruno Cahen, chef du bureau des risques au MEDD, ont participé à ce séminaire ainsi que des représentants du ministère du travail et du ministère de l'intérieur (sécurité civile) et localement des représentants de la DRTEFP, de la sécurité civile et des DDSV.
Tous les participants ont été reçus par le préfet de région le 4 novembre en fin d’après-midi.
Sécheresse:
Lors de la sécheresse 2003, des
arrêtés préfectoraux :
- ont interdit les prélèvements d'eau en rivière et dans les nappes
d'accompagnement dans les départements de Côte d'Or et de Saône et Loire,
- ont invité les industriels à mettre en œuvre des mesures de réduction de
leur consommation d'eau dans un plan d'utilisation rationnelle de l'eau dans les
départements de Côte d'Or, de Saône et Loire et de la Nièvre.
Au delà de ces arrêtés, la sécheresse a surtout été l'occasion pour la DRIRE de poursuivre la sensibilisation des entreprises au thème de la réduction de la consommation d'eau.
Depuis de nombreuses années, par les dossiers de demande d'autorisation d'exploiter, par les inspections, par des arrêtés complémentaires, la DRIRE mène une action de fond visant à rendre les entreprises industrielles moins dépendantes de la ressource en eau.
Quelques exemples :
-
PAMPRYL (21) : 515 000 m3 en 1996, 105 000 m3 en 2003, soit 79 % d'économie en 7
ans,
- UGINE SAVOIE IMPHY (58) : réduction de 32 % entre 2002 et 2003,
- EUROSERUM (71) : la réduction de la consommation est de 27 % (mise en circuit
fermé des refroidissements, sensibilisation du personnel, récupération des eaux
d'évaporation en cours d'étude),
- VALLOUREC PRECISION ETIRAGE (89) : la consommation a été réduite de 50% entre
2002 et 2003 (détection de fuites, mise en circuit fermé, recyclages,
amélioration procédés).
NOBEL – Vonges (21) :
Une explosion s'est produite le 9 septembre 2003 vers 06 h 40 sur une installation de fabrication de poudre noire de la société Nobel Explosifs France à Vonges. Le Préfet a été alerté comme l'exige la procédure, ainsi que la gendarmerie de Pontailler sur Saône, puis la DRIRE, dont un inspecteur a procédé aux premières constatations sur le site.
L’unité de production ayant initié l’explosion est détruite. Le bâtiment dont une portion était dimensionnée pour être soufflée en pareil cas s'est comporté conformément aux attentes. Les personnels qui étaient abrités comme l'exigent les instructions de travail sont indemnes. Le reste du bâtiment est peu endommagé, les structures fortes sont intactes. Les autres installations semblables ont été arrêtées à la demande du préfet (arrêté de suspension du 10 septembre), dans l'attente d'un rapport de l'exploitant exposant et justifiant les faits et causes de l’explosion et les mesures correctives nécessaires pour éviter le renouvellement d'une telle explosion. Ce rapport a été remis le 2 octobre et proposait effectivement des mesures correctives. La suspension a été levée le 27 octobre.
ISOVER SAINT GOBAIN - Chalon (71) :
La société a procédé à un investissement de 177 000 € relatif à une installation de récupération des fines de calcin permettant une économie d'eau de 30 000 m3/an (sur une consommation annuelle de 155 000 m3).
EUROSERUM - Saint Martin Belle Roche (71) :
La société a mis en place un aéroréfrigérant sur le circuit de refroidissement d'un évaporateur. L'économie d'eau est de 500 000 m3/an pour une consommation annuelle de 1 800 000 m3. Le coût de cette installation est de 235 000 €.
L’arrêté préfectoral autorisant (régularisation) Yoplait a été signé le 21 juillet 2003; cet arrêté impose notamment la construction d’un ouvrage de traitement des effluents liquides autonome.
La commande de cet ouvrage d’un coût de 3,5 à 4 M€ vient d’être passée, le délai de construction est de 15 à 18 mois.
La DBO5 actuellement rejetée au milieu naturel, après passage dans la station d’épuration de l’agglomération, peut être estimée à 420 kg/jour. Le nouvel ouvrage de traitement permettra de l’abaisser à 90 kg/jour. De plus la station d’épuration de l’agglomération actuellement saturée, fonctionnera mieux.
Des investissements ont été réalisés en faveur de l’environnement par l’entreprise Chemetall :
-
doublement de la puissance (1200 W) de la sirène PPI (suite exercice PPI de
novembre 2002) : 10 000 €
-
isolation phonique du laveur de gaz Bâtiment H (réduction à la source de 20
dB) : 9 000 €.
-
traitement des purges d’huiles des compresseurs (séparateurs à huiles +
traitement sur charbon actif) : 7 500 €.
ECOPREM – Prémery (58) :
La cession d’une partie des
installations (distillation à façon) est aujourd’hui effective.
Le repreneur a pris en charge les déchets présents dans cette emprise ; les déchets de catégorie 2 (liquides inflammables) ont été ou sont sur le point d’être évacués.
Le repreneur a engagé des travaux importants :
-
mise en
place d’une clôture ceinturant l’emprise des installations objet de la reprise ;
le site est aujourd’hui surveillé par du personnel Ecoprem,
-
remise
en service de l’alimentation électrique du site (production, station de
traitement des eaux, pomperie du réseau d’eau de protection incendie),
-
remplacement de tuyauteries en inox (plusieurs centaines de mètres),
-
réhabilitation d’un bâtiment existant (séparé des installations de production)
pour implantation d’une salle de contrôle, laboratoires,…
-
installations de protection incendie (déversement de mousse) au niveau des aires
de chargement/déchargement et des zones de stockage de liquides inflammables
-
travaux
de maçonnerie sur cuvettes de rétention
-
travaux
sur cuves de stockage de liquides inflammables.
La remise en service de la station de traitement des eaux sera préparée (développement de bactéries) dès que l’alimentation électrique sera réalisée.
ISOROY – Auxerre (89) :
Sur proposition de la DRIRE, le
Préfet avait signé un arrêté complémentaire puis un arrêté de mise en demeure,
en ce qui concerne les rejets gazeux de cet établissement.
Les moyens de mesures en continu sur les rejets canalisés sont maintenant en
place (Coût : 65 000 €).
L’exploitant a fait connaître à la DRIRE son choix technique (1,1 M€
d’investissement) et le planning prévisionnel de réalisation (fin 2004/début
2005) pour le traitement des rejets atmosphériques canalisés.
GMD – Dijon (21) :
Le 28 avril 2003, le Conseil Départemental d'Hygiène de la Côte-d'Or a été informé de la situation des Grandes Minoteries Dijonnaises et de l'avenir de cet établissement présentant des risques d’explosion, implanté avenue Jean Jaurès à DIJON, en zone urbanisée. Vu l'absence d'alternative sérieuse proposée par l'exploitant pour réduire ce risque à un niveau acceptable, la DRIRE a proposé il y a trois ans la fermeture de cet établissement.
L'exploitant est revenu
sur ses intentions initiales de cesser fin 2002 l'activité à DIJON et souhaite à
présent poursuivre l’exploitation jusqu'en 2008 suite au rachat d’un moulin dans
le Jura. Il propose l’arrêt d’une partie du silo et la mise en place d’évents
après nouvelle étude de dangers.
Le Préfet, suite à une réunion tenue le 6 mars 2003 avec l'exploitant, a adressé
à celui-ci un courrier lui demandant de procéder sans délai au traitement des
non-conformités relevées lors de la dernière inspection du 26 février 2003, et à
produire pour fin juin la révision de l'étude des dangers qu'il s'est engagé à
réaliser. Cette étude doit permettre d'identifier et de mettre en œuvre les
moyens et les travaux nécessaires à la réduction très significative du risque,
pour fin septembre 2003.
CLIC – Dijon (21)
Le Comité Local d'Information et
de Concertation (CLIC) sur les risques technologiques de Dijon sud a été réuni
pour la première fois le 26 mai.
La DRIRE a présenté le contexte réglementaire et technique.
Les établissements Entrepôt Pétrolier de Dijon, Raffinerie du Midi et Mory Group
Logistic 21 ont présenté leurs risques et les moyens qu'ils mettent en œuvre
pour les réduire et les maîtriser. Des discussions se sont instaurées au sujet
de Mory, qui doit progresser dans sa maîtrise des risques et finaliser son étude
des dangers.
DIJON CEREALES – Mirebeau (21) :
Le 24 juin après midi, un incendie commençant sur l'usine de déshydratation a nécessité l'intervention des pompiers à deux reprises. Une inspection a été réalisée le lendemain. Les installations étaient fortement empoussiérées. Après avoir recherché et justifié les mesures préalables qu'il prenait pour conduire son installation de manière sûre, et notamment sans risques d'incendie, l'exploitant a redémarré à partir du 30 juin. Il doit à la DRIRE pour le 9 juillet son rapport d'accident et les suites complètes qu'il en tire.
Usine d’Incinération d’Ordures Ménagères de Dijon (21) :
Une réunion a eu lieu
en Préfecture sur le sujet UIOM et dioxines avec la COMADI ; les décisions
prises concernent :
-
la mise
en place d’un suivi de l’impact des dioxines sur des végétaux
-
l’extension du suivi à d’autres élevages
-
la
réalisation d’une étude épidémiologique
-
la
proposition de création d’une CLIS
GARDY (filiale de Schneider Electric) – Champforgeuil (71) :
Cette exploitation a réduit sa consommation d'eau en raccordant ses machines à un réseau de refroidissement en circuit fermé. La consommation d'eau entre 2000 et 2002 a diminué de moitié (35 000 à 16 000m3 par an).
KODAK Industrie – Chalon sur Saône (71) :
L’entreprise a réduit de 24 % ses consommations d'eau annuelles depuis 5 ans alors que son activité a cru de 22 % en volume.
Dernières réalisations :
remplacement du conditionnement de la salle informatique (- 6 000 m3/an), remplacement des pompes à vide bâtiment 6 (- 42 000 m3/an), remplacement du convoyeur flacons "lubrifié" à eaux perdues (- 3000 m3/an) et recyclage eaux lagon de la station argent (- 60 000 m3/an). Ces changements ont demandé un investissement de 220 000 €.
En cours de réalisation : modification de la formulation des dispersions pour supprimer l'étape des lavages (- 25 000 m3/an), optimisation des cycles de nettoyage des filières (- 600 m3/an).
UGINE – Gueugnon (71) :
UGINE a réduit de 19 % ses consommations d'eau depuis l'année dernière, grâce à des investissements s'élevant à 1 815 000 € portant principalement sur les mises en circuit fermé des eaux de refroidissement, la modernisation des circuits de refroidissement, le recyclage des eaux de la chaîne à calamine et la mise en circuit fermé des eaux des ateliers de traitement de surface TS 02 et TS 03
ALIAPUR – Avallon (89)
USINES LAMBIOTTE – Prémery (58)
Sur proposition de la DRIRE, le préfet a mis en demeure l’entreprise, représentée par le liquidateur Maître SOHM, de rétablir l'alimentation électrique des équipements de sécurité.
Puis un deuxième arrêté préfectoral de mise en demeure a été pris pour imposer l’évacuation des produits stockés sur le site (estimation 1 500 tonnes + 400 tonnes de déchets solides).
Les mises en demeure étant échues pour la réalimentation électrique et pour l’évacuation des produits de la catégorie 2 (inflammables – 320 tonnes) et des produits chimiques du laboratoire (3 tonnes), une proposition de consignation (250 000 €) a été faite au préfet.
BUTAGAZ – Chalon sur Saône (71)
Les travaux de remise en état du centre emplisseur de BUTAGAZ à Chalon-sur-Saône sont quasiment achevés. Le dossier prévu va être déposé. Ceci permettra, au terme de la procédure, de proposer au préfet de porter à la connaissance du maire de Chalon-sur-Saône la suppression des restrictions d'urbanisation.
Dépôt de pneus d’ARTAIX (71)
Un procès-verbal a été dressé à l'encontre de M. Chervier pour non respect de l'arrêté préfectoral de mise en demeure de démolir le bâtiment. Une procédure de consignation a été engagée.
Le 5 mars 2003, l’évaluation sanitaire réalisée par l’ADEME, et qui fait l’objet d’une expertise par l’INERIS, a été présentée à la presse et au comité de suivi.
ERP – Mâcon (71)
Pour ce dépôt de pneus, le délai de mise en demeure de déposer un dossier de demande d'autorisation a expiré le 19 février. La suspension de l'activité continue à courir : interdiction d'amener de nouveaux pneus, mais possibilité d’en évacuer.
L'exploitant a entrepris de se mettre en conformité avec les prescriptions de l'arrêté-type de déclaration qui peut être suffisant s'il respecte certaines règles (quantité, éloignement par rapport aux tiers, respect de règles d'organisation du dépôt, etc.).
CLIC
En préfiguration de ce qu’imposera sans doute la future loi sur les risques, R Bachelot, ministre chargée de l’environnement, a souhaité que des groupes d’information et de concertation se mettent d’ores et déjà en place.
Le 25 mars 2003, celui de Chalon Sud s’est réuni pour la première fois. La DRIRE a exposé l’action de l’administration dans le domaine de la maîtrise des risques industriels et les trois exploitants de sites Seveso (BIOXAL, SCPO et Air Liquide) ont présenté l’activité et les risques de leur établissement. Enfin, des précisions ont été données sur les points soulevés par les autres participants.
Une réunion similaire doit avoir lieu fin mai en ce qui concerne Dijon Sud (établissements de Raffinerie du Midi, Entrepôt pétrolier de Dijon et Mory Protect).
INITIAL BTB – Dijon (21)
Dans le cadre de la cessation d'activité de cet établissement de blanchissage et de nettoyage à sec, les contrôles demandés par la DRIRE ont révélé une pollution importante aux solvants chlorés (trichloéthylène, trétrachloroéthylène) dans les eaux souterraines.
Sur proposition de la DRIRE, le préfet a prescrit en février, à l'ancien exploitant, la délimitation et la surveillance de la pollution, ainsi que l’évaluation des risques sanitaires.
AMCOR – Saint Marie La Blanche (21)
Ce projet de recyclage de bouteilles de polyéthylène, issues de la collecte sélective, est une première en France. Le produit de sortie (granulés de PET) est destiné à l’usage alimentaire et nécessite une purification poussée réalisée dans une tour de polycondensation.
TRAITEMENT DE SURFACES (21)
A noter les actions les plus significatives menées par les exploitants suite aux visites de surveillance de fin 2002 :
• Société ACRODUR à Longvic : réduction des dangers à la source par la substitution de 7 m3 de bains très toxiques par des produits nocifs uniquement.
• Société WESTFALIA-JAPY à Saint-Apollinaire : mise à l'arrêt définitif des installations de traitement de surface d'ici l'été 2003.
• Société SOFTAL à Nuits-Saint-Georges : engagement d'études et de travaux de remise à niveau des installations pour un montant total d'environ 700 k€ pour 2003.
UIOM – Dijon (21)
A la suite de la chute d’une grue sur le bâtiment des laveurs de fumée, il sera nécessaire de démonter et de remplacer la structure de ce bâtiment. Cette opération délicate constitue une étape critique avant le raccordement de l’unité de traitement des dioxines.
Le four 2 a été rénové et une mesure de dioxine a été réalisée en mars. Les résultats montrent une réduction importante des rejets de dioxine qui sont maintenant de 4 mg/m3.
Le four 1 est arrêté pour la même rénovation.
MONTBARD (21)
Deux nouvelles pollutions accidentelles liées au stockage de fuel sont intervenues sur Montbard (SCMB et VALTIMET) durant le mois de mars. Elles ont conduit la DRIRE à proposer des arrêtés de mesures d’urgence. Cela porte à 3 les pollutions de ce type depuis le début d’année . Un courrier de sensibilisation a donc été adressé aux établissements soumis à autorisation concernés par le stockage de liquides inflammables afin de leur rappeler les actions préventives imposées par l’arrêté ministériel du 22 juin 1998 (stockages enterrés) et une proposition a été faite à la préfecture pour sensibiliser les établissements soumis à déclaration.
VALLOUREC PRECISION ETIRAGE - Saint Florentin (89)
Cette société rejetait ses effluents dans un bras mort de l’Armançon qui faisait office de lagune mais qui n’était pas étanche. Suite à une mise en demeure, la société a réalisé une étude technico-économique du raccordement du rejet des eaux usées industrielles à l’Armançon.
Cette mise en conformité aura un coût de 21 k € HT. L’exploitant compte mettre en service l’équipement au 2ème semestre 2003.
INSTALLATIONS DE TRAITEMENT DE SURFACE
Une campagne d’inspection a été menée en octobre sur 36
établissements de traitement de surface ayant des bains supérieurs à 10 m3
selon un canevas d’inspection tiré de l’arrêté ministériel du 26
septembre 1985. Au total, 52 établissements de traitement de surface ont été
visités en 2002 dans la région Bourgogne.
Ces inspections ont mis en évidence des écarts, ce qui a donné lieu à 10
mises en demeure. De plus, 7 arrêtés complémentaires ont été pris pour mise
à jour des dossiers ou réalisation d’études sur les rejets.
A noter en particulier qu’un exploitant dépassait le seuil bas du classement
SEVESO, ce qui l’a conduit à remplacer, dans des délais courts, les produits
très toxiques employés par des substances non toxiques .
NOBEL – Vonges (21)
La société Nobel a présenté un plan d’action pour réduire les zones pyrotechniques et toxiques qui sortaient de l’emprise de l’établissement. Cela nécessite le déplacement de plusieurs ateliers dont l’atelier nitrate-fioul et ses annexes ; la réalisation est prévue pour 2003. Le transfert du seul atelier nitrate-fioul a été évalué à 1,5 million d’euros.
SYNKEM – Longvic (21)
Suite à un diagnostic de sols, une pollution au chloroforme
avait été découverte en début d’année. Aujourd’hui, le niveau de
pollution est globalement stable, il fluctue autour des mêmes valeurs. Aucun
impact n’a été observé en dehors du site. La Sté SYNKEM a décidé de
nettoyer par curage, l’ancien puits MERCK colmaté qui recèle une
pollution importante (COV,chloroforme…). Les autres zones polluées récemment
découvertes (anciennes tranchées d’infiltration) seront excavées lors de la
fermeture estivale du site en 2003.
Synkem a déjà investi 330 000 € dans ces travaux et investigations.
ICPF – Paray le Monial (71)
Une nouvelle zone de sols pollués par de la créosote a
été détectée, à l’occasion d’un débordement dans la Bourbince. Des
barrages et une surveillance ont été mis en place.
Une nouvelle étude de caractérisation de la pollution a été prescrite par
arrêté, avec impact sur l'environnement et recherche de solutions. A ce jour,
la pollution semble circonscrite après un épisode aigu le 15 novembre.
PHILIPS ECLAIRAGE – Chalon sur Saône (71)
Les tubes fluorescents défectueux produits par l’établissement, soit environ 1 million de tubes (moins de 1 % de la production totale), étaient jusqu’à présent détruits sur le site. Le mercure vaporisé à l'intérieur des tubes se dissipait dans l'atmosphère : la quantité disséminée était de l’ordre de 17 kg/an. Sur intervention de l’inspection, une solution a été recherchée : dorénavant les tubes défectueux sont transportés dans une usine de recyclage Vivendi à Limay.
REXAM BEAUTE METALLISATION – Simandre (71)
Cette société qui fabrique des emballages pour la cosmétique a mis en service un traitement par bio filtre des rejets en COV de ses installations. L’investissement total est de 274 000 €. Le rendement de l'installation sera mesuré après stabilisation du procédé. Le rendement prévu est de 65 %, pour un rejet de COV après traitement de 36 mg/m3 et de 500 g/h.
DOLIS – Saint Florentin (89)
Dans cette usine de fabrication de bonbons, une station de traitement biologique des efluents liquides a été construite. L’investissement en faveur de l'environnement est de 625 k€ HT. La DCO abattue est de 1 000 kg/jour.
GAILLARD RONDINO – Saint Florentin (89)
Sur ce site pollué, les pompages se poursuivent : environ 60 m3 de créosote ont été récupérés au 31 décembre 2002.
CHEMETALL – Sens (89)
Le projet de PPI a été mis à disposition du public. Une
plaquette d'information a été rédigée et distribuée aux riverains.
Une journée "portes ouvertes" a eu lieu le samedi 16 octobre 2002,
avec accueil des élus locaux le matin et des riverains l'après midi. Environ
100 personnes sont venues (2 x 50). Chemetall avait fait déposer plus de 600
lettres d'invitation chez les riverains.
Un exercice sur le POI et le PPI a, par ailleurs, eu lieu le 27 novembre 2002.
RHODIA – Clamecy (58)
Suite à la demande de la DRIRE de mieux traiter les effluents, une station de traitement des eaux a été construite. L’ensemencement a été réalisé en novembre. L’exploitation industrielle est prévue début 2003. L’investissement en faveur de l'environnement est de 3 M€. La DCO abattue est de 2 000 kg/jour.
USINES LAMBIOTTE – Prémery (58)
Cette entreprise est en liquidation judiciaire depuis le 23 octobre 2002. L'arrêté préfectoral de travaux d'urgence pour mise en sécurité du site a été signé le même jour.
DAVEY BICKFORD – Héry (89)
Cette entreprise fabrique des produits pyrotechniques entre autres pour l’automobile et l’industrie. Suite à un arrêté préfectoral complémentaire imposant un pré traitement des effluents liquides avant rejet dans le réseau, des travaux ont été effectués. Le flux de plomb a été réduit . De plus, les rejets en nitrates et nitrites dans le milieu naturel ont été améliorés. L’investissement aura été de 15 000 €.
SMFF – Fontaine Française (21)
A la demande de la DRIRE, cette entreprise qui exploite une installation de traitement de surfaces soumise à déclaration dont les rejets n’étaient pas conformes, a effectué des mesures de métaux dans les eaux et les sédiments en aval de l’établissement, où pâturent des bovins et se trouvent des étangs de pêche. Ces analyses ont mis en évidence un impact qui a conduit la DRIRE à proposer différentes mesures : curage, étude d’impact sanitaire, étude zéro rejet. Une action particulière sera menée en liaison avec la DDSV en ce qui concerne le troupeau de bovins.
Pollution au PCB – Longvic (21)
Un transformateur au PCB vandalisé a été découvert dans
un bâtiment désaffecté d’un ancien relais routier. Il n'avait jamais été
déclaré.
La mairie de Longvic a pris des mesures d’urgence (évacuation du reste du
transformateur, mise en sécurité du site). Elle fait également réaliser des
analyses sur les sols. Les premières analyses confirment la présence de PCB
sur le béton du local qui abritait le transformateur.
Le BRGM intervient à la demande de la DRIRE pour examiner s’il y a pollution
des eaux souterraines et, le cas échéant, proposer les mesures à prendre.
DIJON CEREALES (ex COOP D’OR) à Villers-les-Pots (21)
A la demande de la DRIRE, formalisée par arrêté préfectoral, cette entreprise de tri et conditionnement d’oignons a mis en place un ouvrage de traitement de ses effluents, constitué d’un tamis rotatif hors gel, d’un bassin étanche de 1 000 m3 équipé de deux aérateurs, d’un bassin secondaire de décantation étanche de 500 m3. Depuis la mise en place de l’équipement, il n’y a plus de plainte d’odeurs. Le coût de l’investissement est de 120 000 €..
EUROCHIMIC – Villeneuve sur Yonne (89)
Eurochimic exploite une usine de fabrication de détergents et de produits d'entretien. L’ESR (évaluation simplifiée des risques) avait mis en évidence la nécessité d’investigations complémentaires. Celles-ci ont montré que la lentille de pollution des eaux souterraines était sortie des limites de l'établissement. La proposition d'une EDR (évaluation détaillée des risques) et de la surveillance de la qualité des eaux souterraines sont soumises à l’avis du CDH (conseil départemental d’hygiène).
AIR LIQUIDE – Villeneuve sur Yonne (89)
Cette unité de production de bouteilles d’acétylène
rejetait ses effluents directement dans une lagune.
Suite à la demande de la DRIRE, un investissement de 610 000 € a permis de
construire une station de traitement des eaux qui a été mise en service en
juillet 2002. Elle permet de traiter 40 m3 par jour d’eaux usées avec un
rendement de 99,6 % sur les matières en suspension ; cela donne lieu à l’élimination
de 10 tonnes par mois de boues.
SETCM à Montceau-les-Mines (71)
La SETCM produit de l’électricité à partir de la
combustion de charbon. Les stocks du charbon extrait sur place arrivant à
épuisement, la SETCM a demandé à brûler du charbon importé qui, à cause de
ses caractéristiques, nécessite l’ajout de fondants (déchets de la
sidérurgie contenant des métaux).
La DRIRE a proposé de refuser l’autorisation, notamment à cause de l’insuffisance
de l’étude d’impact sur les aspects relatifs à la santé. L’exploitant a
demandé que son dossier soit retiré de l’ordre du jour du conseil
départemental d’hygiène.
PROPRETROL – Gergy (71)
La fermeture du dépôt Propétrol à Gergy a été confirmée par l’exploitant. La remise en état est en cours. Le dépôt était classé Seveso seuil bas.
EUROSERUM – Saint Martin Belle Roche (71)
La société Eurosérum, qui fabrique du lait en poudre, a réalisé un investissement de 240 000 € consistant à remplacer 10 transformateurs (6 à huile et 4 au pyralène) par des transformateurs secs.
CHAUFFERIE de Quétigny (21)
A la suite de la remise de l’étude de dangers et des propositions d’amélioration
demandées par l’inspection, la société DALKIA, exploitant de la chaufferie
de Quetigny, va engager d’importants travaux d’amélioration de sécurité
dont le coût est supérieur à 190 000 €.
Par ailleurs, et suite au projet de construction d’une gendarmerie à une
distance de moins de 75 mètres de cette chaufferie, l’action de l’inspection
sur ce dossier a conduit à la réalisation d’une étude sur l’influence d’un
merlon sur la protection des futurs logements en cas d’accident sur la
chaufferie. Cette modélisation concluant à l’inefficacité d’un merlon de
hauteur inférieure à 10 mètres, le projet devrait être modifié par
déplacement de deux des logements sur les quinze prévus.
GAILLARD RONDINO à Saint Florentin (89)
Un arrêté complémentaire a été prescrit imposant, d’une
part la mise en œuvre d’un dispositif de dépollution de la nappe par la
créosote et d’autre part la surveillance du milieu.
Le pompage de dépollution a commencé début avril 2002 au sein de l’établissement.
Devant les difficultés rencontrées par l’exploitant pour mettre en œuvre
les dispositifs de dépollution à l’extérieur de son site, l’inspection a
proposé un arrêté préfectoral d’occupation temporaire des terrains
concernés. Cet arrêté a été signé en juin.
CAP NIEVRE à Guérigny (58)
Bien que la coopérative ait limité son stockage d’engrais à une
capacité inférieure à 5 000 tonnes, ce qui fait que le site n’est plus
classé Seveso, la DRIRE continue à demander la réalisation d’une étude de
dangers suffisante permettant de bien appréhender le risque d’émissions
toxiques en cas d’incendie.
Les travaux de mise en conformité prescrits n’ayant été que partiellement réalisés par l’exploitant à la suite de l’arrêté préfectoral mettant en demeure de les réaliser, l’exploitant s’est engagé à supprimer tout stockage d’engrais à base de nitrates dans l’attente du respect des dispositions proposées par l’inspection, à savoir la mise en place d’un système de détection.
DEPÔTS DE PNEUMATIQUES (71)
L’action engagée par l’inspection sur les sites des
sociétés EUROPNEU faisait l’objet d’une liquidation judiciaire, et COLON
à Mâcon a permis la suppression et l’élimination des dépôts conséquents
(plus de 150 m 3) constitués de pneumatiques usagés sur cette
commune.
Par ailleurs, la mise en demeure engagée à l’encontre de la société
" Le Monde du Pneu", située à Mâcon également, n’ayant
pas permis le règlement de ce dossier, l’inspection va proposer d’engager
la consignation des sommes permettant d’éliminer ce stockage.
IKO à CHAMPAGNE-SUR-VINGEANNE (21)
Au cours d’une inspection programmée de ce site, l’inspection a constaté diverses non conformités tant au regard de la sécurité des installations que de son impact sur le milieu avec des rejets de poussières de charbon. L’inspection a proposé les sanctions et la mise en œuvre de dispositions complémentaires. L’exploitant a décidé in fine la fermeture définitive de son site.
RAMEL à Pacy-sur-Armançon (89)
A l’occasion d’une inspection de ces silos, l’inspection des
installations classées a constaté l’exploitation d’un silo (n° 3) et son
extension sans l’autorisation requise.
Sur proposition de l’inspection, un arrêté préfectoral suspend partiellement les activités avec la mise à l’arrêt de ce silo.
ARTAIX – (71)
Un dépôt de plusieurs millions de pneumatiques a pris feu, donnant lieu à
des flammes d’une hauteur de 10 mètres et à un important panache de fumée
noire visible à plus de dix kilomètres.
Ce dépôt, exploité sans autorisation, avait fait l’objet de procès-verbal,
mise en demeure et consignation en vue d’obtenir des responsables (exploitant
et propriétaire) l’évacuation des pneus.
Une intervention de l’ADEME est en cours pour sécuriser le site. Le coût (151 000 €) est pris en charge par l’Etat.
URGO – Dijon (21)
L’établissement URGO à Dijon faisait l’objet de plaintes récurrentes du voisinage, et essentiellement d’un voisin, à cause du bruit. Après mise en demeure et consignation, des travaux d’insonorisation et des mesures ont été effectués pour un montant de 539 000 F et un suivi pour 435 000 F en 2001.
C’est sans doute la première fois en France que, sur une affaire de ce type, les mesures sont faites par enregistrement en continu sur plusieurs mois.
Au regard des résultats de mesure de bruit, la DRIRE considère que la réglementation est respectée par Urgo. La DRIRE a demandé le maintien des mesures en continu.
UIOM de Dijon (21)
La COMADI vient de commencer d’importants travaux sur son unité d’incinération
d’ordures ménagères. Il s’agit de rénover les fours et chaudières (6,15
M€) et surtout de traiter les dioxines et furannes (7,75 M€). Ainsi, dès le
début de 2003, la COMADI prévoit de respecter la nouvelle réglementation sur
les dioxines et les furannes, obligatoire à partir de 2005.
UIOM de Sens (89)
De son côté le District de l’ Agglomération Sénonaise vient de
terminer les travaux entrepris sur son unité d’incinération d’ordures
ménagères. Il s’agissait de mettre en conformité cette unité avec la
réglementation en vigueur et également d’anticiper sur le traitement des
dioxines et furannes. Coût de ces travaux : 2,3 M€. A noter qu’une
part de ces investissements a été soutenue par le FEDER.
UIOM de Montbard (21)
Après intervention de la DRIRE relayée par le Préfet, le syndicat mixte de Haute Côte d’Or a décidé de mettre fin à l’utilisation de l’unité d’incinération d’ordures ménagères de Montbard. Celle-ci n’était pas conforme à la réglementation en vigueur, applicable en totalité depuis décembre 2000.
REMOND – Longvic (21)
Une visite de cet établissement spécialisé dans le traitement de surface
a permis de découvrir un stock de déchets que l’exploitant est mis en
demeure d’éliminer.
ESSILOR - Dijon (21)
Une demande d’autorisation a été présentée par ESSILOR suite à la réorganisation de ses activités de fabrication de verre.
L’action de la DRIRE a conduit l’industriel à réaliser d’importants travaux liés à la sécurité et l’environnement , dont
Pour 2001, ces investissement s’élèvent à 1 million €.
SYNKEM - Chenôve (21)
Dans le cadre du diagnostic de sols prescrit par la DRIRE, du chloroforme a été découvert dans la nappe sur le site de SYNKEM. L'origine et l'ancienneté de cette pollution sont encore méconnues. SYNKEM se trouvant sur une nappe utilisée pour l’alimentation en eau potable, un arrêté de mesures d’urgence a été pris le 15 février imposant à SYNKEM une surveillance renforcée et une délimitation de la pollution.
BP – Saint Usage (21)
Sur cet ancien dépôt pétrolier, des travaux de dépollution des terres
ainsi que des investigations supplémentaires sur la qualité des eaux et les
risques vis-à-vis de la nappe vont être engagés par l'ancien exploitant dans
le cadre d’un arrêté préfectoral pris sur proposition de la DRIRE.
CAP NIEVRE (anciennement SCAN-EPIS CENTRE) – Guérigny (58)
A la suite à une inspection, un arrêté préfectoral de mise en demeure a été pris à l’encontre de cette coopérative.
L'exploitant a décidé d'abaisser le tonnage d'engrais
nitratés sous le seuil de 5000 tonnes ; avec son engagement antérieur de ne
plus stocker d'engrais dont la teneur en azote est supérieure à 28%,
l'établissement sort du champ d'application de la directive SEVESO.
La procédure relative à l'étude de dangers, avec notamment une analyse
critique par tiers expert est bien sûr maintenue.
SILO DU BATARDEAU – Auxerre (89)
La préfète de l’Yonne a signé des arrêtés préfectoraux concernant d’une part la suspension du silo n°4, d’autre part la réalisation d’une étude critique de l’étude de dangers par un tiers expert.
ATELIERS DE JOIGNY – Joigny (89)
Dans cet établissement de traitement de surfaces, un traitement autonome des effluents liquides et la réduction de la consommation de l'eau pompée en nappe (de 120 m3/jour à 20 m3/jour) par recyclage ont été mis en œuvre. L’investissement a été de 175 000€.
IUP – Imphy (58)
Un des 2 réservoirs d’hydrogène a été vidangé et
neutralisé, ce qui réduit la quantité stockée à 3340 kg. Ainsi, l’établissement
n’est plus soumis à la directive Seveso (seuil bas). Au delà de cet aspect
réglementaire, les risques ont été réduits et c’est bien là le plus
important.
DAVEY BICKFORD – Héry (89)
Un arrêté préfectoral complémentaire a été prescrit imposant un
prétraitement des effluents liquides (précipitation du plomb ; flux
inférieur à 5 g/jour) avant rejet dans le réseau conduisant à la station d’épuration
communale. L’investissement est de 15 000 €.
TERNANT RECYCLAGE
Les travaux de mise en conformité engagés en 2001 sont terminés
(étanchéité des zones de stockage, séparation des réseaux, traitement des
rejets d’hydrocarbures, ...). L’investissement
aura été de 600 000 € (aidé par l'Agence de Bassin).
RBM – Simandre (71)
Des travaux sont en cours pour traiter d’une partie des COV par
biomasse : l’investissement est de 1,8 MF, et l’objectif est de traiter
une quantité de 14 000 m3/h, avec un rendement moyen de 65 % et un
rejet final de 36 mg (réglementation 50 mg).
L’incinérateur traitant les autres COV a été réparé pour un coût de 0,6 MF.
FINIMETAL – Chagny (71)
Les consommations d’eaux industrielles ont été réduites de façon importante grâce à la mise en circuit fermé des eaux de refroidissement, le recyclage des eaux industrielles et une meilleure vigilance. L’investissement aura été de 150 000 €.
Evaluation des consommations : 1996 : 190 m3/j - 2000 : 80 m3/j - 2001 : 40 m3/j
BITULAC – (71)
Sur ce site qui occupe les installations de surface d’une ancienne mine de
charbon, l’ADEME a engagé les actions nécessaires pour évacuer les produits
dangereux laissés par Bitulac.
L’évacuation des déchets a débuté le 15 avril et devrait prendre fin avant l’été.
DEPOTS PETROLIERS de l’agglomération de Dijon (21)
A la suite de la réalisation des études de dangers, d’importants travaux ont été prescrits par arrêté. Leur coût est estimé à 6 M € en ce qui concerne Raffinerie du Midi et à 3 M € pour Entrepôt Pétrolier de Dijon.
Des inspections ont été effectuées respectivement en octobre et novembre. L’état d’avancement est correct à Raffinerie du Midi. Par contre, Entrepôt Pétrolier de Dijon a pris du retard dans la mise en place de moyens de détection et d’alarme ; un arrêté préfectoral de mise en demeure a été signé en décembre.
DECHARGE SEB à Is-sur-Tille (21)
A la suite de l’arrêté de l’exploitation de cette décharge, la société SEB a procédé aux travaux de réhabilitation. Ceux-ci ont comporté successivement un remodelage en forme de cône, la mise en place d’une bâche géotextile étanche et la réalisation d’une couverture finale de terre végétalisée.
Le coût est d’environ 150 000 €.
SECO à Lux (21)
Cette petite unité de fabrication d’engrais, classée Seveso seuil bas, ne dispose pas de l’autorisation nécessaire. A la suite d’une visite d’inspection, un arrêté préfectoral a mis l’entreprise en demeure de régulariser sa situation.
La société SECO a fait part au préfet, par écrit, de son intention de cesser l’exploitation de ce site.
KODAK Industrie à Chalon-sur-Saône (71)
L’unité " chimie de synthèse " de Kodak Industrie rejetait environ 600 tonnes de COV par an.
La Drire ayant imposé la réalisation d’études et de travaux, l’exploitant vient d’investir 3,8 M € pour collecter ces solvants et procéder à leur incinération. L’intallation est actuellement en phase d’essai. Les rejets résiduels seront inférieurs à 4 tonnes par an.
Par ailleurs, suite à l’intervention de l’inspecteur des installations classées, Kodak Industrie à dû procéder à la réfection du bassin recueillant les eaux accidentellement polluées et au traitement du sol situé sous ce bassin. Coût : 300 000 €.
SCAN à Guérigny (58)
La société coopérative agricole de la Nièvre exploitait un dépôt d’environ 13 000 tonnes d’engrais, pour lequel elle ne disposait d’une autorisation qu’à hauteur de 6 700 tonnes.
Sur proposition de la DRIRE, le préfet de la Nièvre a mis l’exploitant en demeure, en octobre 2001, de ramener la capacité du dépôt à 6 700 tonnes et de réaliser une étude de dangers. De plus, diverses prescriptions d’exploitation lui ont été imposées.
La capacité du dépôt a effectivement été réduite. L’étude de dangers a été réalisée ; elle est en cours d’examen.
RHODIA à Clamecy (58)
Diverses modifications de l’établissement rendent nécessaires la constitution d’un nouveau dossier de demande d’autorisation. Dans ce cadre, Rhodia a d’ores et déjà passé un marché pour la construction d’une station d’épuration de ses rejets liquides. L’investissement se monte à 2,3 M €. Le démarrage est prévu en septembre 2002.
UGINE à Gueugnon (71)
Ugine utilise des fours de recuit qui fonctionnent sous atmosphère d’hydrogène et d’azote. Ces deux gaz étaient auparavant produits par craquage de l’ammoniac.
Ugine a investi 7,6 M € pour installer une nouvelle unité de production de l’hydrogène à partir de gaz naturel.
Les risques liés au stockage et à l’utilisation de l’ammoniac ont ainsi été supprimés.
LAITERIE de Varennes-Saint-Sauveur (71)
En application de l’arrêté qui réglemente l’établissement, deux postes de contrôle des rejets liquides, à la sortie de la laiterie et à la sortie de la station d’épuration, ont été installés, pour un coût de 18 000 €.
THEVENIN DUCROT – Saint Usage (21)
Le dépôt d’hydrocarbures de Thévenin Ducrot avait fait l’objet, de la part du préfet et sur proposition de la DRIRE, d’une suspension d’activité en 1999. La société a ensuite décidé de mettre fin définitivement à l’exploitation de son dépôt qui est maintenant démantelé.
Il reste à régler la question de la pollution des sols. Dans un premier temps, une action de pompage de la nappe a été réalisée afin d’en retirer les hydrocarbures surnageants. Cette opération est terminée. L’étape suivante est le traitement biologique des sols.
Société RECYPNEUS – Montchanin (71)
Cette société a été autorisée à exploiter une unité spécialisée notamment dans le tri et le stockage de pneumatiques par arrêté préfectoral du 14 février 2000. Depuis sa création en 1985, elle a subi 2 dépôts de bilan. De son passé, elle a hérité d’un stock de pneumatiques anciens : environ 500 000 pneumatiques dont 400 000 inutilisables et à éliminer qui accaparent une bonne partie des terrains et accroissent les risques d’incendie.
Un arrêté préfectoral modificatif a été pris le 5 mars 2001 prévoyant la mise en place de matériel permettant l’élimination et la valorisation du stock de pneumatiques, ainsi que le transfert de l’activité de rechapage sur un autre établissement.
D’autre part, l’exploitant a commencé à creuser des tranchées et à les remplir de pneumatiques.
L’exploitant a été mis en demeure le 18 septembre 2001 de se mettre en conformité.
Société EUROSERUM – Saint Martin Belle Roche (71)
Euroserum est une société spécialisée dans le traitement de produits laitiers, notamment en vue de produire du lait en poudre.
Un échéancier d’investissement a été défini, en particulier afin de ne plus refroidir en circuit ouvert. Cinq aéroréfrigérants seront installés d’ici 2007. Une première étape a été réalisée avec la mise en place d’un aéroréfrigérant pour environ 720 000 F, ce qui a permis une économie d’eau de 500 000 m3 en 2001.
D’autre part, la station d’épuration a été agrandie et améliorée.
Société SOGEPIERRE – Nod-sur-Seine (21)
Dans cette usine d’extraction et de transformation de pierres marbrières, une unité de traitement des boues de sciage et de recyclage total des eaux a été réalisée, réduisant ainsi les rejets et les prélèvements d’eau dans la Seine de 380 000 m3/an. L’investissement s’est élevé à 2,8 MF.
MICHELIN AVS – Decize (58)
Dans le cadre de la mise à jour de l’étude d’impact concernant l’établissement Michelin AVS, la DRIRE avait insisté sur la nécessité de traiter l’ensemble des eaux usées. Michelin a donc investi 3 MF pour réaliser les travaux de séparation des circuits d’eau. Chaque catégorie d’eau est donc maintenant conduite soit vers l’Aron pour les eaux pluviales soit vers une station d’épuration adaptée.
DEPOTS PETROLIERS – Dijon (21)
Au sud de l’agglomération dijonnaise se trouvent deux dépôts pétroliers exploités par Raffinerie du Midi (RM) et par Entrepôt Pétrolier de Dijon (EPD) ; ils comportent 76 000 m3 de gazole et 15 000 m3 d’essence pour le premier, 26 000 m3 de gazole et 18 000 m3 d’essence pour le second.
Les études de dangers finalisées ont été remises par les exploitants. Ces études se distinguent notamment par l’étude approfondie (avec arbres de défaillances) des divers types d’accidents possibles et par une évaluation de leur probabilité. Elles ont ainsi permis de définir et justifier les modifications et aménagements futurs.
Le projet d’arrêté préfectoral pour EPD a été présenté en CDH du 12 juin 2001 ; celui concernant RM a été établi en vue d’une présentation en CDH début juillet 2001.
Les travaux de modification et d’aménagement prescrits par arrêté préfectoral s’échelonneront jusqu’à fin mai 2002 pour EPD et fin juillet 2002 pour RM. Ces travaux représentent un coût total de 9,1 M€ (60 MF) approximativement. Dès qu’ils auront été engagés de façon significative, la réduction des zones de maîtrise de l’urbanisation sera possible.
GAILLARD RONDINO A SAINT-FLORENTIN (89)
En février 2000, puis à nouveau en mars 2001, il a été constaté une pollution au niveau d’un bras mort de l’Armançon à Saint Florentin.
Les analyses effectuées démontrent, de façon quasi certaine, que cette pollution résulte des activités de traitement de bois qui sont exercées depuis le début du siècle précédent sur le site exploité actuellement par l’entreprise GAILLARD RONDINO.Sur ce site industriel, ont été traités des bois aux sels de mercure (mode de traitement abandonné avant 1960), à la créosote (ce mode de traitement avec ce résidu issu de la distillation de charbon a été interrompu par l’exploitant au cours du mois de mai de cette année, notamment suite aux remarques de la DRIRE sur ces installations) et avec des sels métalliques (ce mode de traitement est encore pratiqué).
La pollution des sols autour de l’usine résulte essentiellement des anciennes méthodes de travail qui conduisaient à répandre de grandes quantités de polluants en surface du site (cela aurait pu atteindre 30 litres par wagonnet de bois traité à la créosote).
La réalisation d’une étude simplifiée puis détaillée des risques a été imposée à l’entreprise par le préfet, respectivement en février 1999 et en juillet 2000.
La seconde étude n’a pas été effectuée dans les délais prescrits. Ceci a amené le préfet à signer, sur proposition de la DRIRE, un arrêté de mise en demeure.
Une inspection a été réalisée par la DRIRE le 21 juin 2001. Il en ressort que l’exploitant devra améliorer certains équipements de rétention.
A titre de précaution, en mai dernier, la pêche dans le secteur de l’Armançon susceptible d’être pollué, et dans son bras mort du Crot aux Bœufs, a été interdite par le préfet et, en juin dernier, le maire de Saint Florentin a interdit la baignade dans le secteur du camping de Saint Florentin.
SILO ET MOULIN DE GRANDES MINOTERIES DIJONNAISES à Dijon (21)
Les Grandes Minoteries Dijonnaises exploitent, dans Dijon, un silo et un moulin qui présentent de nombreuses non-conformités importantes par rapport aux exigences de l’arrêté ministériel du 29 juillet 1998.
L’exploitant prévoit de fermer cet établissement après la réalisation de ses futures installations sur le site de la plate-forme multimodale de Pagny-le-Château.
Toutefois, en raison du danger potentiel important de cet établissement, la DRIRE a envoyé au préfet un dossier proposant la fermeture, par décret en Conseil d’Etat et dans l’attente de mettre en demeure l’exploitant de respecter certaines dispositions de sécurité ; cette mise en demeure a été rendue effective par un arrêté préfectoral signé en juin.
UIOM DE FOURCHAMBAULT (58)
L’actuelle unité d’incinération d’ordures ménagères de Fourchambault est arrêtée ; une nouvelle installation est en cours de construction.
Suite à des demandes de la population locale, le préfet a fait engager la réalisation d’une étude épidémiologique (avec enquête sur la mortalité) dans le secteur proche de cette installation.
DECHARGE DE MONTCHANIN (71)
Grâce au montant de 4,3 M€ (28 MF), accordé par le ministère de l’environnement à l’Ademe sur quatre ans, le contrôle de l’ancienne décharge pourra se poursuivre.
Ce suivi comporte, d’une part des travaux de gestion (traitement des lixiviats, incinération des gaz, analyses, …), d’autre part des études visant à améliorer, à terme, la gestion du site.
Un recours a été déposé par l’Ademe à l’encontre de l’ancien exploitant Total-Fina-Elf jugé responsable, par l’Etat, de la pollution de la décharge et, par conséquent, de sa réhabilitation et de son suivi
La CLIS s’est réunie le 27 juin ; aucune difficulté particulière n’est apparue.
SIMIRE à Mâcon (71)
Cet établissement de fabrication de mobilier pour collectivités a mis en place un traitement de ses rejets de COV sur charbon actif conformément aux prescriptions de son arrêté d’autorisation.
Ainsi, les rejets de COV, hors méthane, passeront de plus de 100 g/h à moins de 5 g/h.
L’investissement ainsi réalisé s’élève à 12,6 k€ (83 000 F).
SIFELMET à Crissey (71)
Cette usine de fabrication de circuits imprimés a modifié ses installations (suppression des eaux de refroidissement et mise en circuit fermé partiel des eaux de l’atelier de traitement de surface) et a ainsi réduit de 60 % sa consommation d’eau (21 000 m3 au lieu de 48 000 m3) suite aux actions de l’inspection des ICPE lors de l’instruction du dossier de demande d’autorisation.
En outre, un dispositif de lavage des rejets gazeux a permis de réduire fortement les quantités d’ammoniac émises dans l’atmosphère (20 g/h au lieu de 400 g/h). Les travaux réalisés par cet établissement représentent un coût de 166 k€ (1,1 MF).
SCHEMA DEPARTEMENTAL DES CARRIERES DE SAONE-ET-LOIRE
Après trois années de consultation des acteurs du département, le schéma départemental des carrières de Saône-et-Loire a été approuvé par arrêté préfectoral du 29 mai 2001.
Ce schéma prévoit notamment une meilleure valorisation des déchets routiers et des déchets du bâtiment. Il programme une réduction de 2 % par an de l’extraction des matériaux alluvionnaires.
CIMENTS LAFARGE – Usine de Lézinnes (89)
Par arrêté préfectoral complémentaire, la cimenterie Lafarge de Lézinnes a été autorisée à détruire, dans le four cimentier, des farines animales (10 000 t/an). Cette destruction a démarré en juin 2001.
A cette occasion, les prescriptions applicables, en raison de l’activité de co-incinération de DIS (cf. arrêté ministériel du 10 octobre 1996) ont été mises à jour.
PIRELLI à Paron (89)
Suite à des plaintes du voisinage et à l’action de l’inspection des ICPE, cette usine de fabrication de câbles électriques a réalisé des travaux d’insonorisation de son bâtiment de la tréfilerie d’un montant de 300 à 380 k€ (2 à 2,5 MF).
UIOM de Tonnerre (89)
Le petit incinérateur (capacité < 1 t/h) de Tonnerre a été mis à l’arrêt le 30 juin suite à un arrêté préfectoral de mise en demeure.
DEPOTS PETROLIERS – Dijon (21)
Au sud de l’agglomération dijonnaise, se trouvent deux dépôts pétroliers. Exploités par Raffinerie du Midi et par Entrepôt Pétrolier de Dijon, ils comportent 76 000 m3 de gazole et 15 000 m3 d’essence pour le premier, 26 000 m3 de gazole et 18 000 m3 d’essence pour le second.Le premier trimestre de l’année 2001 a vu une avancée notable des études de dangers imposées. En particulier, les exploitants proposent la réalisation de travaux importants, à hauteur respectivement de 35 MF et de 20 MF. Ces travaux permettront notamment de limiter très fortement le risque de boil-over.
Par la suite, la réduction des zones de maîtrise de l’urbanisation pourra être envisagée.
PROJET DE CARRIERE GSM – Rouvres-en-Plaine (21)
GSM avait demandé l’autorisation d’ouvrir une carrière de matériaux alluvionnaires dans la vallée de l’Ouche, déjà fortement touchée par ce type d’exploitations.
En l’absence de schéma d’aménagement spécifique à la vallée, et compte tenu des dispositions du SDAGE, la DRIRE a proposé de refuser cette demande.
La commission départementale des carrières a estimé que, avant toute nouvelle exploitation, il fallait qu’un groupe de travail élabore le schéma précité d’aménagement de la vallée de l’Ouche.
URGO – Dijon (21)
L’établissement exploité par Urgo à Dijon fait l’objet de plaintes récurrentes du voisinage à cause du bruit. En décembre 2000, le préfet a imposé par arrêté que différentes dispositions soient prises.
La DRIRE ayant constaté une évolution insuffisante de la situation, le préfet a pris deux nouveaux arrêtés : le premier en vue de consigner la somme de 650 000 F correspondant à des travaux d’insonorisation, le second mettant en demeure la société d’installer des sonomètres.
DECAPAGE ET RENOVATION – Longvic (21)
Cette société a fait l’objet d’une liquidation judiciaire en 1999. Les vingt tonnes de déchets industriels (boues et solvants usagés), abandonnés par l’exploitant, ont été évacués par le propriétaire pour un coût d’environ 600 000 F. Le diagnostic des sols du site reste à faire.
CEAC FULMEN – Auxerre (89)
Par arrêté préfectoral, une évaluation de l’impact sanitaire des rejets avait été imposée à CEAC Fulmen. Cette étude a été présentée à la DRIRE. L’impact sur les populations est inférieur aux doses journalières tolérables. Ceci est notamment le fruit des travaux importants concernant le traitement des rejets. L’étude doit encore faire l’objet de quelques compléments puis être critiquée par un tiers-expert.
JOKER - Mâcon (71)
Cet établissement dispose d’un important stockage de jus qui, en cas d’accident, est susceptible d’entraîner des dysfonctionnements de la station d’épuration communale. A la demande de la DRIRE, une étude sur ce sujet a été réalisée. L’étude propose la mise en place de différents dispositifs. Les travaux seront réalisés avant fin 2001.